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Pascal Reuillard

« Le travail sur les Nouvelles Ruralités est une démarche à laquelle je m’associe. Mais comment peut-on avoir cette démarche sans interpeller le gouvernement sur la réforme territoriale ? Cette réforme n’est pas qu’un simple redécoupage des cantons. Elle remet en question l’avenir des communes et des départements à travers la remise en cause de leurs moyens financiers et de leurs compétences. Ces collectivités sont des points d’appui essentiels pour le développement et l’aménagement des territoires ruraux, les affaiblir remet en cause l’avenir de ces territoires. Et quand on parle de développement et d’aménagement du territoire, le récent rapport DURON propose le contraire avec le report du projet de ligne à Grande Vitesse et du projet d’électrification de la ligne Nevers/Chagny. Mais comment avoir des perspectives de développement économique quand les grands projets structurant sont abandonnés ? Vous voyez, cher(e)s collègues, nous devrions interpeller le gouvernement car, sans un changement d’orientations nationales, il ne sera pas possible de se développer. Je pourrais prendre l’exemple de la santé, sujet qui devient très préoccupant puisque nous n’avons plus qu’une maternité dans la Nièvre et qu’un service d’urologie, sans parler du manque de généralistes qui rend l’accès aux soins de plus en plus difficile pour les Nivernaises et les Nivernais. Et je vous parlerai, plus tard, du très haut débit avec des opérateurs qui préfèrent investir dans des territoires plus rentables que les nôtres. On mesure bien la nécessité d’intervenir au plus au niveau de l’Etat pour que les choses changent » Le Président du Conseil Général ...

Contrat Cadre « Pour une Agglomération Attractive et Dynamique »

« Je me réjouis que le département apporte son soutient au développement du territoire de l’Agglomération de Nevers. Mais nous devons faire la distinction entre les différents porteurs de projets, que se soit l’Agglomération, la ville de Nevers ou des structures privées. Cette confusion a amené des interrogations chez les Conseillers Communautaires de l’ADN. De plus, certains projets ne correspondent pas à des compétences de l’Agglomération. Un autre élément important doit nous rendre vigilant. J’ai repris la délibération que nous avions votée le 1er octobre dernier sur le principe de Contrat Cadre. Certains éléments forts avaient été actés, notamment sur la nécessité que les porteurs de projets s’inscrivent concrètement et résolument dans une démarche de démocratie participative pour favoriser de nouvelles gouvernances des projets de développement locale et d’innovation. Force est de constater que ce n’est pas la démarche qui avait été retenu pour le choix des actions. Monsieur le Président, je me demande si ce contrat est définitif où si nous pouvons rajouter d’autres projets qui correspondent aux besoins des habitants. » Le Président du Conseil Général ...

Très Haut Débit

« La perspective de doter la Nièvre du très haut débit peut être une bonne chose pour les habitants et les entreprises. Néanmoins, les engagements qui avaient été pris pour que le département soit couvert par le haut débit ne sont toujours pas respectés, à savoir 2 MBit/S et dès 2008. Les Nivernaises et les Nivernais ont le sentiment justifié d’avoir été trompés sachant que les collectivités ont déjà investi près de 13,4 millions d’euros pour le Conseil Général et 2,6 millions d’euros pour l’agglomération de Nevers qui avait obtenu un engagement pour bénéficier de 10 MBit/S. Cette situation n’est pas acceptable. La privatisation de France Télécom a installé les opérateurs dans une logique de rentabilité, privilégiant certains territoires à d’autres, et ce sont nos populations qui en font les frais. Pourtant, cette privatisation avait été argumentée par le gouvernement de l’époque comme un moyen de faire baisser les prix et de permettre un meilleur aménagement du territoire en matière numérique. Il n’en est bien évidement rien, c’est même le contraire qui s’est produit. Nous devrions interpeller le gouvernement afin qu’il reconstruise un vrai service public de la télécommunication et, en attendant, intervenir auprès de l’opérateur pour qu’il respecte ses engagements. Avant de parler de très haut débit, réglons d’abord la question du haut débit afin que chaque habitant puisse en bénéficier car, actuellement, 1/3 de la population n’y a pas accès. » Le Président du Conseil Général ...

 

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues, Mesdames, Messieurs,

A la lecture des différents rapports on constate une aggravation des conditions de vie des Nivernaises et des Nivernais. Un chiffre est particulièrement marquant, c’est celui de l’augmentation des personnes soumises au Revenu de Solidarité Active. Avec 372 allocataires de plus, ce sont 5545 personnes qui vivent dans des conditions de grande pauvreté, sans compter ceux qui ne sont pas enregistrés. De plus, on constate une aggravation des situations avec l’augmentation de l’allocation versée par personne entre 2012 et 2013. Dans ces conditions, comment ne pas être extrêmement inquiet pour les Nivernais dont un grand nombre de familles s’enfonce dans la précarité ? Dans toutes mes rencontres, ce sont des témoignages de gens qui ne peuvent plus payer leurs loyers, se chauffer ou même s’alimenter correctement. Et pour une fois, je ne suis pas le seul à vous le dire. Dans une synthèse confidentielle des préfets sur ce qui se passe dans les départements, transmise aux plus hautes autorités de l’Etat le 25 octobre et parue dans le journal Le Figaro, un préfet écrit « On se focalise sur la Bretagne mais certains points du territoire connaissent des difficultés encore plus grandes comme la Nièvre, le Cher ou l’Indre ». Même les services de l’Etat constatent une dégradation importante des conditions sociales et économiques dans notre département. Mais comment un gouvernement qui se réclame de Gauche peut-il rester sourd face à ces souffrances ? Dans ces conditions, comment ne pas être révolté quand, un an et demi après notre vote de 2012, le contexte social et économique ne cesse de s’aggraver ? Notre pays, notre département et les Nivernaises et Nivernais ont besoins d’autres orientations. C’est ce qu’une grande majorité de gens exprime et il faut l’entendre ! L’austérité n’a jamais servi les peuples, ni les économies.

Des voix s’élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer cette rigueur qui a des conséquences préoccupantes, notamment sur nos collectivités.

C’est justement l’objet de mes autres inquiétudes. Ce sont plus de 2 millions d’euros que nous rajoutons au budget pour l’action sociale, mais aussi 160 000 € pour les transports scolaires du fait de la réforme des nouveaux rythmes qui nous coûtera, au minimum, 400 000 € de plus par an quand toutes les communes les auront intégrés.

A ce sujet, permettez-moi une parenthèse. Vous inscrivez dans le rapport qu’une majorité de communes de la Nièvre ont mis en place ces nouveaux rythmes alors que nationalement, elles sont à peine plus de 20%. Force est de constater que cette réforme créée beaucoup d’insatisfaction chez des élus locaux, des enseignants et des parents d’élèves. Pour ma part, je considère que le problème de cette réforme n’est pas sur l’objectif ou le but, mais sur son financement. Elle doit être assumée par l’Etat en donnant de véritables moyens à l’Education Nationale. J’ai toujours considéré que l’Ecole de la République devait garantir les mêmes conditions d’accès à l’instruction, à tous les enfants et sur tout le territoire, quelque soit la nature des richesses locales. Or, avec cette réforme, ce n’est pas le cas !

Nous aurons des dépenses nouvelles dans notre budget, dont ces deux exemples, 400 000 € pour les transports et 2 100 000 € pour l’action sociale. Pour cette dernière, je garde le chiffre de 2013, même s’il risque d’augmenter au dire de la note des préfets où l’on peut lire que « la situation sociale laisse peu de place à l’optimisme ». Nous aurons donc 2 500 000 € à dégager sur l’exercice de 2014 sachant qu’un point de fiscalité correspond à environ 500 000 €.

D’ores et déjà je vous le dis, je m’élèverai contre toute augmentation de la fiscalité départementale puisque cela conduirait à faire payer les gens deux fois alors qu’ils n’ont jamais autant souffert.

Pour autant allons-nous continuer à réduire nos services comme c’est le cas dans le rapport N°1. En effet, les 75 000 € d’économie effectuée sur les frais de gestion du personnel correspondent à des fermetures de postes ou des non remplacements. Les Nivernaises et les Nivernais ont-ils besoins de moins de solidarité, de moins d’emploi, de moins de services publics ?

Certes, le versement du fond de soutient nous permet d’équilibrer certaines augmentations, mais pour combien de temps ? N’avions-nous pas contesté ensemble, sous le précédent gouvernement, ce principe d’austérité qui mettait nos collectivités sous une certaine forme de tutelle car n’étant plus autonome financièrement ?

Nous voyons bien que le cadre national doit impérativement évoluer. Il faut de vraies politiques qui ne se mettent pas à genou devant la Finance, qui redistribue les richesses et qui écoute le Peuple. C’est ainsi, que nous ouvrirons des perspectives qui redonnent confiance à nos concitoyens.

 

La réforme territoriale est en cours dans notre département, notamment sur le redécoupage des cantons. En plus de créer du mécontentement chez les élus, cette réforme réaffirme la suprématie des intercommunalités et des régions sur les communes et les départements. Au lieu de promouvoir la démocratie locale et davantage de moyens pour nos collectivités, ce sont les ciseaux aiguisés du Ministère de l’Intérieur qui donneront un nouveau visage à notre département.

Mais ce dont les Nivernaises et les Nivernais ont besoin, c’est davantage de solidarité et de démocratie.

Le chômage ne cesse de progresser dans la Nièvre avec 9 000 emplois perdus en dix ans. La situation sociale s’aggrave alors que le marché du luxe ne s’est jamais aussi bien porté. Le gouvernement a déjà trop renoncé, ce qui se traduit par un fort désaveu de ces orientations. Les différentes élections partielles le montrent. Chaque jour, je rencontre des habitants qui ne se reconnaissent plus dans les choix politiques qui sont faits, qui ne comprennent pas qu’avec leur faible revenu et confrontés à des hausses injustifiées, on les mette à contribution. Et quand on leur annonce la prochaine Loi de Finances, on ne leur parle que de rigueur. Il est urgent que d’autres orientations soient prises au niveau national, remettant l’Humain au cœur de tous les projets politiques. L’emploi doit être une priorité ainsi que la santé avec une véritable politique national qui répartisse équitablement l’offre de soin sur tout le territoire.

A tous les niveaux, la Gauche rassemblée ne doit pas renoncer à changer la vie des citoyens avec plus de justice sociale et de solidarité.

Pascal REUILLARD, Conseiller Général du Canton de Guérigny

 

Projet de révision de la carte cantonale

Cher(e)s Collègues,

Monsieur le Président, dans ce rapport il nous est demandé de se prononcer sur le projet de révision de la carte cantonale. Après que le Gouvernement a supprimé le Conseiller Territorial qui exprimait la volonté de faire fusionner, à terme, les Conseils Généraux et Régionaux, cela constituait une étape qui, de mon point de vue, laissait imaginer que le Gouvernement irait au bout d’une démarche en abandonnant cette réforme. Je regrette qu’il n’en soit pas ainsi. Cette volonté de remettre en cause les institutions et leurs prérogatives s’inscrit dans un contexte de crise sociale où les citoyens ont plus que jamais besoin de repères, de soutiens. Mais comment en serait-il autrement dans un contexte où les difficultés se multiplient pour un nombre grandissant de nos concitoyens ? Alors, démocratie et rôle de nos collectivités sont donc bien les deux axes pour que ces derniers perçoivent un signe, une volonté de leur redonner la parole, de les associer aux décisions, de leur donner plus de pouvoir dans le quotidien de leur vie.

Si cette loi vise à renforcer la démocratie, la moindre des choses serait alors d’y associer les habitants, les élus, les associations. Or, sur cette question ils ont été écartés. Comment peut-on espérer « moderniser les conditions » d’une élection, comme s’est inscrit dans le rapport, si les discussions, voire les tractations se font en comité restreint ? De quoi avons-nous peur ? Bien au contraire, prendre appui sur l’avis de nos concitoyens donnerait plus de force à nos décisions qui seraient plus en adéquation avec les besoins de nos territoires et de nos habitants.

J’en veux pour preuve le redécoupage des circonscriptions législatives qui ont fait que Varennes-Vauzelles, deuxième ville de l’agglomération de Nevers, se trouve rattachée au Morvan. Je n’arrive toujours pas à trouver une quelconque logique et intérêt à ces choix, si ce n’est celui de l’électoralisme. Dans ce projet de redécoupage et pour ce qui est du rôle et de la place de chaque collectivité, la loi ne change en rien ce que nous avions condamné, ici même sous le Gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Les communes et les départements restent toujours dans le viseur de ceux qui veulent leur affaiblissement, voire leur disparition au profit des intercommunalités ou des régions. Comment ne pas être inquiets quand on lit les propos du Président de la Région Bourgogne qui souhaite la disparition de la clause générale de compétence ? Croit-on vraiment que les besoins des populations peuvent s’enfermer dans des compétences prédéfinies et réparties au préalable ? Comme bon nombre d’élus, je trouve important que nos communes puissent faire de l’action sociale en complément des politiques du Conseil Général, qu’elles agissent pour le développement économique en complément des intercommunalités et des régions. C’est la garantie d’avoir des projets qui correspondent à nos territoires et nos populations.

Ce que j’attendais, c’est que la place de la commune et du département soit réaffirmée et renforcée, ce qui répondrait aux aspirations d’un grand nombre de nos concitoyens. Comme nous l’avons vu lors de l’initiative organisée par l’Association des Maires et à partir d’une étude de l’INSEE, l’échelon communal et l’échelon départemental restent ceux qui sont le plus reconnus par nos concitoyens, ceux qui leur garantissent de la proximité, une écoute particulière et une attention portée sur leurs besoins.

Nous voyons bien que cette question du redécoupage s’inscrit dans un débat plus large et m’amène un certain nombre d’inquiétude. Par exemple, que vont devenir nos chefs-lieux de cantons et avec eux, tous les services qui contribuent à faire vivre nos territoires ? J’espère que cette redéfinition des cantons ne servira pas de prétexte à de nouvelles fermetures de services publics et à des suppressions d’emplois.

Ma deuxième inquiétude concerne les moyens donnés aux collectivités. Alors qu’elles contribuent à créer ou maintenir 650 000 emplois par an, en représentant près de 80% de l’investissement public, va-t-on leur apporter des moyens supplémentaires ou leur faire subir une cure d’austérité dangereuse pour notre économie et inquiétante pour les habitants qui n’ont jamais autant eu besoin d’intervention publique dans leur vie. Nous sommes élus pour être à leurs côtés, tant dans leurs difficultés que dans leurs projets. C’est à eux qu’est voué notre mandat et pour cela, il nous faut réellement des moyens. Surtout que notre pays n’en manque pas quand on voit, par exemple, que le CAC 40 bat tous les records, que les profits explosent. Cela ne doit-il pas se traduire par une plus juste répartition des richesses plutôt que de prélever 6,4 milliards d’euros sur les ménages en augmentant notamment la TVA pour, ensuite, le redonner aux grands groupes. Au contraire, cela va aggraver le contexte social déjà si difficile pour nombre des ménages. Même si le gouvernement revient sur sa volonté de taxer l’épargne populaire, ses intentions de toujours mettre à contribution les salariés et les petites gens sont condamnables. Taxer en priorité les bénéfices des actionnaires seraient sans comparaison plus juste, tant en terme de rentrée d’argent que de justice sociale.

La révision de la carte cantonale doit nous pousser à être offensifs et rassemblés pour défendre l’intérêt de nos territoires et de nos concitoyens.

Monsieur le Président, vous nous demandez donc de nous prononcer sur un projet de redécoupage. Je pense que nous devrions d’abord nous exprimer sur ce projet de réforme qui aura des conséquences importantes pour nos collectivités, nos territoires et nos habitants. Et sur cette réforme, je suis contre.

Concernant le projet de redécoupage, j’ai déjà eu l’occasion de faire part de mes remarques lors de travaux présidés par Madame la Préfète qui en a d’ailleurs largement tenu compte.

C’est pourquoi, je ne participerai pas à un vote sur toute autre proposition qui à mon sens va bien au-delà du simple découpage territorial et qui ne répond pas à la question de fond. Nous devrions exiger le retrait de cette réforme, notamment davantage de moyens pour nos collectivités, le maintien de nos compétences utiles à la Nièvre et ses habitants, une réforme du système électorale qui remette la proportionnelle comme un principe fort et incontournable pour les élections départementales. C’est à ce niveau d’exigence de contenu que nous devrions nous prononcer.

 

Harmonisation des tarifs de la restauration scolaire

Si on peut comprendre la volonté de l’harmonisation des tarifs pour les restaurants scolaires permettant ainsi d’avoir une cohérence et une équité départementale. Ceci ne peut pas se faire dans n’importe quelles conditions d’autant plus si cela doit se traduire par une augmentation, comme cela est indiqué dans le rapport, pouvant aller jusqu’à plus de 2%.

Alors que pour de nombreux Nivernais et Nivernaises, les difficultés augmentent, le quotidien devient de plus en plus difficile à assumer. Une nouvelle augmentation viendrait encore à accroitre les difficultés des familles. Permettez-moi dès lors de renouveler une proposition que j’avais déjà faite lors de la tarification des transports scolaires, pour que la participation des familles soit soumise au barème du quotient familial, si nous souhaitons que tous les jeunes nivernais aient accès à la restauration.

Du reste, partout où cela se fait, nous constatons une augmentation importante de la fréquentation des enfants issus de familles à faible revenu, quand dans le même temps nous savons que nombres d’enfants n’ont plus accès à la restauration. Une telle mesure apporterait incontestablement de nouvelles difficultés.

Accompagner socialement nos orientations trouve toujours un écho pour les populations les plus fragiles. Si nous ne le faisons pas, des enfants risquent de ne plus bénéficier d’un repas du fait d’une augmentation insupportable, et ça je ne peux pas l’accepter.

Je suis donc favorable à l’harmonisation des tarifs à condition de prendre en compte cette question des revenus à travers l’application du quotient familial.

__ Suite à cette intervention qui a fait débat au sein de l’Assemblée Départementale, Monsieur Patrice JOLY (Président du Conseil Général) s’est engagé à mener une étude de faisabilité quant à l’application du quotient familial. C’est pourquoi suite à l’engagement du Président, Monsieur Pascal REUILLARD a voté favorablement à ce rapport.

 

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues, Mesdames, Messieurs,

Cette Session nous propose un certain nombre de délibérations qui inscrivent notre Département dans des logiques de développement et d’aménagement du territoire. Que ce soit notre soutien aux projets territoriaux durables et innovants ou notre engagement en direction de l’hébergement touristique, les Nivernaises et les Nivernais ont besoin de l’engagement des Conseillers Généraux pour favoriser l’activité économique et la solidarité.

Mais l’action des élus locaux se fait dans un contexte particulièrement difficile. Avec près de 9 000 emplois perdus en dix ans dans la Nièvre, le chômage progresse et le pouvoir d’achat baisse. On est bien loin du changement promis il y a plus d’un an par le Président de la République.

Qui ne rencontre pas chaque jour des habitants qui ne se reconnaissent plus dans les choix politiques qui sont faits, qui ne comprennent pas qu’avec leur faible revenu et confrontés à des hausses injustifiées, on les mette encore et toujours à contribution. Ou quand on leur annonce que la prochaine Loi de Finance sera encore orientée vers la rigueur.

L’emploi doit être une priorité et ce qui entrave la compétitivité des entreprises, ce sont les revenus du capital avec les dividendes versés aux actionnaires. Cet argent pourrait servir à développer de l’emploi mais au lieu de ça, nous en perdons plus de 10 000 par jour. La santé reste aussi une première préoccupation des Français mais on continue de prévoir d’allonger la liste des médicaments non remboursés et les déserts médicaux progressent.

Le projet de réforme des retraites ne tient pas compte de la situation de nos aînés qui ont du mal à vivre dignement après une vie de travail, sans compter le non renouvellement du marché de l’emploi du fait de l’allongement de la durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein.

Et pendant ce temps, l’industrie du luxe n’a jamais été aussi florissante. Nous le voyons bien, tout le monde n’est pas traité de la même façon et ce n’est pas acceptable ! Ces politiques de rigueur, en plus d’aggraver la situation sociale, supprimeront également des moyens à nos collectivités. Mais comment peut-on vivre avec de telles perspectives ?

Cette situation ne peut plus durer et la désillusion laisse maintenant la place à la colère que nous sommes un certain nombre à partager, même au-delà de nos clivages.

Preuve en est la réforme des Collectivités Territoriales adossée à l’Acte 3 de la décentralisation. Quel élu peut aujourd’hui dire qu’il trouve que les habitants vivent mieux, qu’il est satisfait des moyens alloués à sa commune ou à notre département ? Renforcer les régions et les intercommunalités va à l’encontre de l’attente de nos populations qui reconnaissent avant tout l’importance de l’échelon communal et départemental pour leur proximité et pour ce qu’ils leur apportent au quotidien. Alors, ce n’est pas le redécoupage des cantons qui règlera cette question de fond. Les questions essentielles étant : quelles compétences, quels moyens ? Plutôt que d’alimenter des débats qui opposent nos collectivités comme j’ai pu le lire dernièrement dans la Presse, il serait préférable de clarifier le rôle de chacun tout en nous permettant de mener des politiques publiques adaptées aux besoins des populations et aux enjeux de développement de nos territoires.

Cher(e)s Collègues, ne doutons plus que cette colère produit un climat particulièrement dégradé où certaines idées néfastes qui ont déjà traversé notre histoire sont malheureusement en train de ressurgir. Je fais encore parti de ceux qui ne renoncent pas à croire que le Gouvernement pourrait enfin mener des politiques de gauche pour de vrais changements à la hauteur des attentes.

 

Notre département connaît un fort vieillissement et une baisse de sa population. Le fait que nos jeunes ne trouvent pas de travail est une des causes essentielles et aucun territoire n’est épargné, qu’il soit rural ou urbain. Davantage qu’un vrai défi démographique, c’est bien l’emploi et la formation qui sont au cœur de ces problématiques. Nos jeunes sont les plus touchés par les ravages de la crise avec un taux de chômage avoisinant les 27%, soit deux fois plus que la moyenne nationale, et avec une augmentation de 9% pour les jeunes nivernais depuis le début de l’année. Et pour les autres, leur quotidien est fait de petits boulots mal payés ou de formations sans débouchés. Emploi, formation, logement, santé, accès aux loisirs, ce sont tous les aspects de la vie qui deviennent précaires. Ce contexte pousse les jeunes à quitter la Nièvre. C’est un drame pour eux et leurs familles. Mais comment construire l’avenir d’un pays, d’une région, si sa jeunesse désespère ? Le gouvernement doit prendre des dispositions urgentes pour protéger nos productions industrielles et nos emplois. Même si certains contrats aidés contribuent provisoirement au retour à l’activité, ce ne sont que des pansements face à l’hémorragie d’emplois. Les responsables sont les grands groupes qui se rachètent à coût de milliards et se remboursent sur le dos des salariés. Ce sont des pans entiers de l’industrie nivernaise qui ont disparus dans ces logiques financières. Et ça continue avec le rachat de LOOK Fixation par un fond d’investissement scandinave. Ce n’est pas acceptable ! Il faut rompre avec ces logiques où nos emplois sont sacrifiés pour nourrir les profits des actionnaires ou de ceux qui spéculent en bourse. Cela devient urgent quand 1300 emplois disparaissent chaque jour en France.

Pascal REUILLARD, Conseiller Général du Canton de Guérigny

 

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues, Mesdames, Messieurs,

La progression du Front National préoccupe chacun d’entre nous. Elle s’est construite sur les dérives que nous avons connues dans ces dernières années, que ce soient les affaires politico financières et les promesses non tenues. Mais avant tout, sa progression s’opère à partir d’un contexte social extrêmement difficile pour nos concitoyens.

Aujourd’hui, les chiffres de 1300 demandeurs d’emplois par jour nous interpellent, la pauvreté, l’état de pauvreté des gens dans lesquels s’installent nombre de ménages est particulièrement préoccupant. Vient s’ajouter à cela les problématiques d’accès à la santé ou au logement. La question des retraites est un nouvel élément qui interroge les gens. Beaucoup de personnes se demandent si elles pourront encore avoir ce droit, et notamment des jeunes.

Je pense que nous sommes devant une situation où l’absence de perspective d’une vie meilleure pèse lourd dans les consciences, surtout depuis la promesse d’un changement imminent voilà un an. Force est de constater qu’il n’est pas au rendez-vous. Aujourd’hui, la crise sociale est plus que jamais virulente alors que, dans le même temps, on nous parle d’économies tournées vers le luxe, de CAC 40 qui bat ses records. On est bien loin de la crise des banques où, selon la droite, une solidarité nationale devait s’imposer sans contrepartie.

Le second point que je souhaite abordé en avant-propos est le devenir de nos collectivités dans le cadre de la Réforme Territoriale et de l’acte 3 de la décentralisation. Elles vont reconsidérer leurs compétences et leurs moyens sans compter un redécoupage des cantons. Force est de constater que les élus et la population sont mis à l’écart de ce débat, et pourtant cela concerne notre quotidien. Il serait souhaitable que nous ayons un échange sur cette question dans notre Assemblée et recherchions un consensus entre les différents groupes politiques. Mais cela ne semble pas être le cas, et c’est le Ministre de l’Intérieur qui devra trancher. A partir de quels critères ?

Enfin, si le gouvernement n’a encore pas pris sa position sur ses engagements financiers et y compris d’études sur les grands schémas d’aménagement du territoire, nous savons d’ores et déjà que le gouvernement ne semble pas vouloir retenir dans ses priorités le financement du POCL (Paris-Orléans-Clermont-Lyon). Au regard des débats que nous avons eu sur la question et des enjeux qui rayonnent autour de cette perspective, je propose que l’on interpelle le gouvernement pour inscrire le projet du POCL dans les schémas d’aménagement du territoire et son financement, ainsi que l’électrification de Nevers/Chagny.

Je vous remercie.

 

Monsieur le Président, Cher(e)s collègues,

Nous pouvons nous réjouir des actions menées en faveur de la filière bois dans notre département. Comme le rappel le Plan « Forêt - Bois » de la Nièvre, il en va d’enjeux environnementaux, économiques et sociaux.

Néanmoins, l’action des élus ne peut trouver pleinement son efficacité que dans un cadre national qui doit évoluer.

La première chose serait de renforcer les moyens de l’Office National des Forêts. En effet, l’O.N.F. a déjà perdu 25% de ses effectifs et 700 autres suppressions seraient programmées entre 2012 et 2016. Que se soient pour les forêts domaniales ou communales, nous reconnaissons tous l’apport d’un tel organisme. C’est un partenaire précieux qui n’est pas en prise avec les logiques de l’exploitation intensive de nos forêts et qui n’a, comme principal objectif, que d’agir pour l’intérêt général en préservant notre bien public. Nous ne pourrons agir durablement sans un grand service public de la forêt et nous devons nous mobiliser autour de l’ONF.

Le deuxième élément concerne le problème de morcellement des parcelles. Nous agissons dans ce sens et l’aide financière accordée par notre collectivité peut permettre de stimuler des regroupements pertinents. Néanmoins, les propriétaires restent encore seuls maîtres de leurs ventes. La loi devrait étendre le droit de préemption des SAFER aux parcelles boisées mais aussi conférer aux communes des droits de préemption afin de mettre un terme à une spéculation qui dépossède les acteurs locaux. Cela implique qu’à chaque vente, les communes et les SAFER soient informées.

Je ne reviendrai pas sur le projet ERSCIA et la proposition de la tenue d’une table ronde que j’avais faite puisque Monsieur le Président vous venez de donner des informations à ce sujet.

Nous voyons bien que le développement de la filière bois passe par un engagement fort du Conseil Général et, à ce titre, je trouve que l’échelon départemental est pertinent puisqu’il permet de fédérer des acteurs locaux à partir de notre connaissance du terrain. Le département est bien un échelon de proximité qu’il faut préserver. C’est pourquoi je reste convaincu que nous devons être offensifs sur les questions liées à la recherche. Peut-être devrions-nous avoir un travail plus approfondi avec des structures comme l’ISAT. De nouveaux concepts technologiques restent à explorer avec cette matière noble qu’est le bois. Que se soit en matière de construction, d’isolation phonique et thermique ou de chauffage, les chantiers sont grands. La recherche laisse entrevoir de nombreuses perspectives de développement économique avec la création de nombreux emplois pour les nivernaises et les nivernais. L’enjeu est aussi environnemental, surtout à l’heure où le ciment à fait la preuve de ses effet polluant, mais aussi avec la création d’une nouvelle source d’énergie propre. En définitive, la valorisation du bois nivernais servirait l’intérêt de nos concitoyens si nous ne fermons pas la porte à se savoir-faire qui n’attend que de se développer. Nos actions définies dans le Plan Forêt - Bois vont y contribuer dès lors qu’elles interviennent sur l’ensemble de nos territoires.

A ce titre, permettez-moi une remarque. La fiche action 4 propose une aide pour les collectivités territoriales situées dans le Parc Naturel Régional du Morvan quand elles doivent effectuées « des travaux de renforcement et de consolidation » des routes utilisées pour le transport du bois. Je trouve cette initiative tout à fait pertinente sauf qu’elle devrait être étendue à toutes les communes du département. Les forêts de la Nièvre se situent dans tout le département, sans distinction de périmètre. Ne serait-ce que sur mon canton, les coûts de voierie pour les communes sont tout aussi importants que dans le Morvan. Pourquoi ne pas étendre ce dispositif ?

Cher(e)s collègues, notre travail en faveur de la filière bois est d’une importance capitale pour nos territoires et je ne doute pas que nous trouvions les meilleures améliorations afin que ce secteur continue à se développer dans notre département.

Je vous remercie de votre attention.

 

Pour un nouveau pacte démocratique

Je voudrais partager avec nos concitoyens cette colère qui monte face aux différents scandales liés à l’argent. Mais comment ne pas partager cette indignation quand des milliers de nivernaises et nivernais vivent de plus en plus mal alors que certains refusent de payer l’impôt en plaçant leurs millions dans des paradis fiscaux ! Et ce sont les même qui nous expliquent souvent qu’il faut davantage se serrer la ceinture. On a atteint l’insupportable !

Nous avons très majoritairement voulu le changement en mai dernier pour rompre avec ces logiques de l’argent roi, combattre le règne de la finance sur la vie sociale, économique et politique. Un an après, de quel changement parlons-nous ? Les politiques menées s’inscrivent toujours dans une austérité qui fait stagner les salaires et les retraites, baisser le pouvoir d’achat, qui contraint bon nombre de gens à ne plus se soigner correctement, sans parler des coupes budgétaires dans les moyens des collectivités, ce qui affaiblie considérablement l’investissement public et donc, l’emploi.

Ce climat procure une réaction épidermique de nos concitoyens en direction des élus, quelques soit leur niveau de responsabilité. Pourtant, au sein de nos collectivités comme dans les communes ou au Conseil Général, ce qui guide nos engagements, c’est l’intérêt de nos populations et de nos territoires. Dire que tous les élus sont les mêmes n’est pas juste.

Face à ces difficultés engendrées par le libéralisme, nous aspirons à une autre orientation politique à gauche et à une profonde démocratisation de nos institutions réaffirmant la puissance de la souveraineté populaire. Nous ne devons pas renoncer au changement tant attendu.

Pascal REUILLARD, Conseiller Général du Canton de Guérigny

 

Le projet de « pôle bois » porté par la société Erscia à Sardy lès Epiry correspond à des préoccupations que chacune et chacun peut partager : la transformation locale de nos ressources forestières, le développement d’énergies vertes, la ré industrialisation de notre département, la création d’emplois locaux qualifiés, etc…

Cependant des questions de fond restent posées, et sont à l’origine d’inquiétudes et d’informations contradictoires qui circulent sur le sujet. Elles concernent le périmètre d’approvisionnement en bois, les conséquences possibles sur la ressource locale à moyen et long terme, l’impact en termes de trafic routier autour du site, les conséquences des rejets dans le milieu naturel, etc…

Faute d’un véritable débat public, transparent et constructif, une situation de blocage et d’affrontement s’installe localement. L’affaire prend une tournure judiciaire, des plaintes étant déposées devant les tribunaux (recours au Tribunal administratif, plaintes pour diffamation...).

Le conseiller général soussigné fait part de sa préoccupation devant cette situation et de sa volonté de voir prévaloir, dans ce dossier, le dialogue, la démocratie, la transparence et le débat public, a fortiori pour un projet d’une telle dimension, porteur de tels enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Aussi il formule le vœu que l’Assemblée Départementale soit porteuse d’une demande adressée à Madame la Préfète de la Nièvre, en vue de l’organisation par la représentante de l’Etat dans le département, d’une table ronde associant, en toute transparence et dans le cadre d’un dialogue respectueux, contradictoire et constructif, l’ensemble des personnes intéressées : les services de l’Etat, le porteur de projet, les associations de riverains, les élus dans toute leur diversité, les professionnels de la Filière Bois, l’Office National des Forêts, l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques, la Chambre de Commerce et d’Industrie, les organismes de formation, ainsi que toutes les organisations politiques, syndicales, associatives intéressées.

C’est ainsi que les questions posées pourront trouver, dans un échange serein, des réponses claires et incontestables. C’est ainsi qu’un processus démocratique pourra être enclenché permettant de sortir du blocage actuel. C’est ainsi que nous ferons prévaloir ensemble l’intérêt général, dans la clarté et la transparence vis-à-vis de la population.

Pascal REUILLARD Conseiller Général du Canton de Guérigny

 

Mesdames Messieurs les élus, Mesdames Messieurs les Présidents d’Associations Mesdames Messieurs

Comme le veut la tradition et à l’aube de cette année, permettez-moi de vous adresser à tous, ainsi qu’à vos proches, mes meilleurs vœux de santé et de bonheur. A vous, mesdames et messieurs les élus qui êtes à pied d’œuvre pour satisfaire les besoins de vos administrés, A vous, mesdames et messieurs les représentants du monde associatif, qui êtes des acteurs importants du dynamisme de notre territoire, Je souhaite que cette année 2013 vous apporte satisfaction et réussite dans vos projets. Je fais le vœu que cette année 2013 soit marquée par le maintien et le rétablissement de la Paix partout où les conflits naissent au détriment des peuples. La Paix est un bien précieux qui n’est ni un acquis, ni une constante. Victor HUGO disait que « La guerre, c’est la guerre des hommes ; la Paix, c’est la guerre des idées ». Permettez-moi alors de vous faire part de celles qui m’animent en ce début d’année.

L’année 2013 peut et doit être l’année de l’espoir. L’attente des Français, l’attente des habitants du canton de Guérigny est profonde. Nous tous réunis ce soir, nous attendons des signes forts pour tous ceux qui souffrent, ces 8 millions et demi de personnes pauvres, ces 32 000 nivernais et nivernaises qui vivent avec moins de 900 euros par mois. Si je vous parle d’espoir, c’est qu’en 2012, nous en avons eu pour que nos vies s’améliorent après l’élection d’un nouveau Président de la république et d’une Assemblée Nationale renouvelée. Et l’espoir nous a été permis par un fort rassemblement des électeurs de ce canton, comme partout en France, marquant ainsi cette détermination au changement.

Mais force est de constater qu’en ce début d’année 2013, le doute et les inquiétudes s’installent. On continue dans les augmentations en tout genre : le Gaz, l’Electricité, le Carburant, etc. ; et cette augmentation de TVA annoncée pour 2014. Tous les jours, je rencontre des gens qui ont des difficultés pour vivre avec leurs petits salaires, leurs petites pensions ; des gens qui ont des difficultés pour se soigner, pour trouver un médecin. Comme vous, je rencontre des gens qui me disent qu’ils ont peur de perdre leurs travails, d’autres qui n’en trouvent pas, des retraités qui sont inquiets pour leurs enfants et leurs petits enfants. Tous les jours je croise des jeunes qui n’ont d’autres choix que de quitter le département pour espérer trouver du travail ailleurs. Bien souvent, leurs seuls perspectives est la précarité.

Nous vivons dans une société où l’argent reste roi, s’étale avec insolence, où des gens qui affichent des fortunes colossales, vont s’exiler pour ne pas participer à la solidarité nationale, où les seuls critères de réussite s’expriment en dividendes, compétitivité et concurrence.

Et face à cette société en crise, on veut nous appliquer les mêmes recettes de l’austérité qui n’ont jamais fonctionnée. Il n’y a qu’à voire ce que la baisse des dépense publiques et la concurrence libre et non faussée ont données en Grèce, en Italie ou au Portugal. Croit-on encore vraiment que l’on peut relancer une économie en appauvrissant les gens ?

Et si je veux vous parler d’espoir dans cette traditionnel cérémonie de vœux, c’est que je continue à croire, à être convaincu que nous pouvons faire autrement, qu’il n’y a pas de fatalité. André MALRAUX disait que « L’espoir des Hommes, c’est leur raison de vivre ». Eh bien ne perdons pas raison et portons, ensemble, d’autres choix de société par une autre répartition des richesses. D’ailleurs, faces à ces experts que l’on exhibe sur les plateaux de télévision, d’autres voix s’élèvent, comme d’anciens prix Nobel d’économie, pour dire qu’il est urgent de faire autrement et que c’est possible. De nombreux intellectuels, mais aussi des citoyens commencent à se soulever contre cette pensée dominante. Même des économistes reconnus pour leur conformisme alertent sur les choix dangereux qui se font dans les instances internationales et européennes. Un mouvement profond qui s’élargit, s’élève contre ceux qui ne sèment que la misère. Nous ne sommes pas seuls ! Cette contestation n’a pour but que de reposer les enjeux sociaux et environnementaux au cœur des préoccupations publiques.

Cette modeste contribution n’a vocation qu’à renouer avec l’espoir que le gouvernement travaille aux changements tant attendus. Et c’est ensemble, dans un esprit de conquête et de rassemblement, comme vous le faites au quotidien, que nous ferons monter cette exigence populaire pour que d’autres choix de société soient à l’œuvre.

Faire d’autres choix de société, c’est misé sur l’emploi qui est au cœur de nos problèmes économiques. D’ailleurs, une vraie question a été posée par les salariés d’ARCELOR. Est-ce normal que se soient les actionnaires qui l’emportent sur les besoins économiques ? Tout le monde s’accorde à dire qu’il y a besoin d’acier en France.

Alors que les nationalisations étaient une question encore tabou il y a peu, ces salariés ont posé très justement la question des nationalisations, que l’Etat reprenne la main sur certains de nos besoins industriels. ; et ça concerne aussi les emplois de notre département dont les licenciements économiques ont progressé de 50% sur les 9 premiers mois de l’année. Or, notre canton, c’est plus de 6000 emplois salariés dont 5000 sur Varennes-Vauzelles. L’Etat doit agir pour protéger nos emplois. Permettre aux gens de vivre du fruit de leur travail avec un bon salaire, augmenter les pensions, tout ceci relancera la consommation et donc, la production industrielle et donc, l’économie. Va-t-on continuer à céder à cette Europe libérale qui voudrait nous dicter, comme en Grèce, des recules sociaux comme si c’était une fatalité ? Nous ne pouvons plus accepter cette compétition entre les pays et l’Europe doit être un vecteur de justice sociale et salariale.

Faire d’autres choix de société, c’est permettre à tout le monde de pouvoir se soigner correctement. Là encore, sous prétexte d’une soumission à l’Europe libérale, on démantèle notre système de santé en instaurant une compétition entre les établissements médicaux. La rentabilité ne doit pas gérer nos hôpitaux. Et ce n’est pas par une médecine libérale que nous retrouverons des praticiens dans nos campagnes et nos villes. Il faut une vraie médecine publique où l’installation des médecins doit répondre au seul critère du besoin des populations. La santé doit redevenir un droit pour tous. Mais la santé, c’est aussi le respect de nos aînés afin qu’ils aient la possibilité de vieillir dans de bonnes conditions et ne pas être envoyés dans des dispensaires de seconde zone quand ils n’ont pas de pensions suffisantes. C’est ce qui ce produit aujourd’hui, en Allemagne, ce pays exemplaire pour les libéraux ! Et la France prend le même chemin.

Faire d’autres choix de sociétés, c’est, par exemple, renoncer aux 20 milliards de cadeaux aux grands patrons. Est-ce que la suppression de la taxe professionnelle a relancé l’emploi, surtout quand se sont les plus gros qui en ont profitée ? Entre nous, ces 20 milliards seraient mieux utilisés par nos collectivités à l’heure où leurs moyens ne cessent de s’affaiblir. Cette question des moyens aurait du être au cœur d’une réforme qui encourage les premiers investisseurs publics, c'est-à-dire les collectivités territoriales qui permettent la création ou le maintien de 650 000 emplois par an. Nous ne pourrons pas accepter qu’elles soient encore davantage contraintes financièrement. Leurs actions ont permis de développer de l’activité comme, par exemple, le projet initié par Varennes-Vauzelles et mis en place par l’Agglomération de Nevers du Parc d’Activité VARENNES-VAUZELLES / GARCHIZY. Et quand nous intervenons, les partenaires financiers manquent parfois. Est-ce normal que se soient nos collectivités, c'est-à-dire les contribuables, qui jouent le rôle des banques quand une entreprise souhaite s’installer ou s’agrandir ? Ne va-t-on pas enfin créer un vrai pôle public bancaire qui, plutôt que de s’enrichir par des taux d’intérêt exorbitant, proposera des crédits permettant le développement de l’emploi et l’augmentation des salaires.

Faire d’autres choix de société, c’est redonné des moyens à nos collectivités. Le gel des dotations annoncé par le gouvernement ne va pas dans le sens de l’intérêt des populations. Et vous comprendrez facilement les incidences pour vous, associations, d’une réduction des moyens financiers des communes ou des départements. Ces orientations nous concernent tous, du citoyen à l’élu !

C’est pourquoi la réforme territoriale doit impérativement évoluer. Dans son contenu actuelle, c’est un recule sans précédent de la démocratie qui est programmé puisque tout est fait pour éloigner les citoyens des lieux de décisions. Pour se parler claire, aujourd’hui, il y a deux échelons qui sont menacés : les communes et les départements alors que les études montrent qu’ils représentent un repère de proximité pour les citoyens. Quand à l’avenir des cantons, il passera par un redécoupage. Là encore, nous pouvons craindre que les intérêts politiciens l’emportent sur une vraie cohérence en terme de bassin de vie comme nous l’avons vu avec le redécoupage des circonscriptions où notre canton s’est vu rattaché au Morvan. Quelle méconnaissance et quel désintérêt des habitudes de vie des habitants ! Quel mépris !

Pour ma part, je défendrai le maintien du périmètre de notre canton de Guérigny, comme nous l’avons fait à la Commission Départemental de Coopération Intercommunale en obtenant du représentant de l’Etat de revenir sur les regroupements qu’il voulait nous imposer. Il faut abandonner les décisions autoritaires et je regrette l’intégration de force de la commune de MARZY dans l’Agglomération de Nevers. Comme je l’avais proposé, la voix de la concertation aurait du l’emporter. Nous devons nous mobiliser pour que toutes décisions prises le soit après la consultation des élus locaux et des populations. Mais nous devons également exiger que chaque collectivité pèse du même poids dans les conseils communautaires parce que la loi programme l’affaiblissement de la représentation des élus des communes au profit des villes centres. Ce n’est pas acceptable. Je ne comprendrais pas que, suite aux Assises National de la Démocratie Territoriale, l’exigence de démocratie ne soit pas prise en compte et je sais que bon nombre de mes collègues, ici, me rejoigne sur cet aspect.

La concertation doit permettre d’avancer ensemble vers d’autres choix, comme se doit être le cas pour le projet de réforme des écoles.

Personne ne s’oppose à un réaménagement des rythmes scolaires dans le primaire si c’est l’enfant et la réussite scolaire qui dictent ces évolutions. D’ailleurs, des études montrent que la réforme du précédent gouvernement a eu comme conséquence un épuisement des enfants. Mais est-ce normal que se soit les collectivités qui financent 25% des dépenses publiques d’éducation ? Là aussi, ne serait-il pas temps de renforcer notre grand service public national de l’éducation afin que les élèves puissent avoir un accès égal à l’éducation sur tout le territoire et une gratuité réelle des études. En tout cas, la qualité de prise en charge des enfants après l’école ne peut-être conditionnée par la richesse des communes ou à leur volonté politique. Ceci accentuerait les inégalités d’accès au système éducatif et remettrait en cause les principes de l’école de la république.

Mais plus globalement, nous avons besoin, dans ce pays, d’un grand débat sur les questions de la décentralisation. Il en va de l’avenir de nos services publics déjà fortement malmenés par les politiques libérales. Certaines privatisations ont montré quelles conséquences devaient supporter nos concitoyens, notamment des augmentations de tarifs pour payer les actionnaires ! Reprenons le chemin des valeurs de la solidarité, celui du Conseil National de la résistance, celui des grandes conquêtes sociales du siècle dernier, celui d’une gauche qui a su nationaliser pour l’intérêt du peuple !

Mesdames Messieurs, chers amis,

Vous voyez pourquoi l’espoir doit encore nous être permis Je fais parti de ceux qui continuent à y croire et qui ne renonce pas à construire des réponses à la hauteur de nos attentes. Quel exemple remarquable pour tous les peuples se serait si la France faisait la démonstration que le capitalisme n’est pas la seule issue et qu’une autre voix est possible ! Quel formidable espoir se serait pour les peuples d’Europe, en France et sur nos territoires.

Cette année 2013 doit rompre avec la morosité et les difficultés que nous connaissons depuis tant d’années. Varennes-Vauzelles continuera à être une locomotive pour notre canton, inscrivant son action au-delà de ses frontières communales. D’ailleurs, les dernières estimations du recensement nous montrent que nous avons gagné plus de 200 habitants en deux ans. Modestement, notre action peut porter des résultats utiles à tous. Je reste optimiste sur notre capacité à bouleverser les prévisions.

Nous sommes à un tournant. Il faut engager notre Pays sur la voie salutaire du changement et chacun d’entre nous doit en être un acteur, dans la diversité de nos sensibilités. Nous sommes habitués à agir, à batailler pour faire vivre nos communes, nos associations, nos petites et moyennes entreprises. Et pour qu’ensemble nous mettions ce capital en commun, cette grande manifestation des « Cantonad’ Guérignoises » fera le choix de la solidarité. Nous travaillons dès à présent pour la prochaine édition qui aura lieu du 15 au 23 juin 2013 : mettre les habitants du Canton et les associations à l’honneur par cet événement unique dans la Nièvre. C’est l’expression et le résultat de votre engagement au quotidien et je tiens à le saluer. Je profite aussi de cet instant pour adresser à notre ami Daniel GOBET toute notre sympathie en lui souhaitant un prompt rétablissement et avec l’espoir de le retrouver rapidement à nos côtés pour cette formidable manifestation.

Faisons ensemble de 2013 une année qui remette l’humain au cœur de toutes préoccupations. C’est ensemble, dans nos réflexions communes, dans notre action au quotidien, dans notre capacité à mobiliser ceux qui subissent depuis trop d’années, que nous inscrirons 2013 dans des changements durables et feront renaître l’espoir.

Je vous remercie de votre attention.

 

Avant de nous livrer quelques réflexions sur ce budget primitif, je voudrais saluer, en cette fin d’année, l’investissement des agents du Conseil Général qui font la démonstration, au quotidien, de l’importance d’avoir des services publics efficaces et disponibles. Trop de discours ont tendance à discréditer les fonctionnaires, qu’ils soient d’Etat ou Territoriaux et, bien souvent, la réduction de leurs effectifs comme première réponse à des soi-disant besoins d’économie fait reculer l’emploi et la solidarité. Je constate avec plaisir que le rapport 30 parle de richesses humaines plutôt que de charges du personnel. Ce déplacement dialectique est fondamental dans notre perception et notre considération des agents.

L’emploi, c’est certainement une des priorités à laquelle nous devons nous attacher. Même si une collectivité comme le Conseil Général n’a que peu de marges de manœuvre en la matière, je considère cependant que nous devons actionner tous les leviers à notre disposition. Lutter contre le chômage ne pourra être efficace sans des politiques offensives en matière de production industrielle au niveau national pour permettre à chaque citoyen de vivre de son travail. Et pour cela, il y aurait la nécessité de protéger davantage nos industries. D’ailleurs, ce débat se réinstalle à nouveau en France, notamment avec ARCELOR sur l’avenir de la sidérurgie. Est-ce que, pour libérer nos entreprises des mains du libéralisme et des actionnaires, nous allons continuer à écarter la question des nationalisations ? Les salariés interpellent publiquement le gouvernement sur ce sujet et les dirigeants politiques ne doivent pas renoncer à travailler cette possibilité.

Cette question est d’autant plus importante au moment où les licenciements économiques s’envolent comme il l’est précisé dans le rapport 24 avec une hausse de 50% sur les 9 premiers mois de l’année. Peut-on continuer à laisser les banques spéculer sur nos outils de production industrielle, quand elles reçoivent des fonds de la Banque Centrale Européenne à 1% d’intérêt et les réinjectent dans notre économie à 5%, 10% voire davantage, quand elles acceptent de prêter aux entreprises ? Il faut imposer, au plus haut niveau, que les banques accompagnent financièrement les entreprises au lieu de les laisser jouer ce rôle aux collectivités. C’est aussi dans ce sens que le politique doit reprendre la main sur le financier.

Se battre pour l’emploi, c’est aussi donner des moyens aux collectivités afin qu’elles organisent les services publics de proximité sur nos territoires. Sur la future réforme des rythmes scolaires, force est de constater que le flou gouvernemental règne. La déclaration du Président de la République au congrès des Maires de France n’est pas faite pour nous rassurer. Une augmentation du nombre de jours d’école s’accompagnant d’une réduction de la journée de classe est certainement une bonne chose pour favoriser la réussite éducative des enfants, mais il faut des éclaircissements sur les moyens alloués aux collectivités pour financer cette réforme, qui ne doit pas une nouvelle fois peser financièrement sur les collectivités.

Et ne devons-nous pas interpeller le Premier Ministre et le gouvernement pour que s’ouvre un débat national avec les enseignants, les parents d’élèves, les différents acteurs d’un enseignement de qualité, les élus pour rechercher ensemble le bon chemin qui serve à la fois l’intérêt des enfants qui doit rester au cœur de toute réforme de l’école, et ne mette pas davantage à contribution tant les collectivités locales que les familles ? Les difficultés grandissantes des familles nivernaises m’amènent d’ailleurs à réitérer la proposition de prendre en compte le quotient familial pour définir la participation des parents au transport scolaire et plus particulièrement, à alléger la participation de celles qui ont les plus bas revenus. Je trouve que cette augmentation inscrite dans le rapport 13 est bien trop importante dans une période de crise où de nombreuses familles s’appauvrissent. Ne devons-nous pas être particulièrement attentifs aux Nivernais et Nivernaises dont plus de 32000 vivent avec moins de 900 euros par mois ?

A ce titre, je vous propose là aussi d’interpeller le gouvernement sur l’augmentation de la TVA programmée, je devrais dire les augmentations, celle des transports qui passe de 5,5% à 7% ainsi que celle qui concernerait l’ensemble des Français pour 2014. Cet impôt injuste aggraverait encore les situations sociales déjà difficiles, et comme ce sont les départements qui ont en charge l’action sociale, nos finances ne manqueraient pas d’être davantage mises à contributions.

Cette logique désastreuse d’un désengagement constant de l’Etat au détriment des collectivités doit être stoppée. Est-ce que l’on va continuer à appliquer les mêmes recettes initiées par le précédent gouvernement avec les collectivités, c’est-à-dire, poursuivre les transferts sans donner de moyens ? Le rapport sur le système de péréquation au bénéfice des départements en difficultés est en soit une réelle reconnaissance de ce manque de moyens. De cette situation découlent des inquiétudes qui hypothèquent l’avenir en renonçant, faute de moyens, notamment à renoncer à l’entretien de certaines infrastructures routières de notre département. Ces enjeux doivent animer un débat de fond sur une autre réforme des collectivités et envisager d’autres principes de décentralisation. Certaines de nos compétences, comme l’action sociale, devrait aller à l’Etat pour garantir la solidarité nationale. Prenons l’exemple de l’APA dont les besoins de financements ne cessent de progresser. Les inégalités se sont creusées d’une collectivité à une autre en fonction des moyens et des orientations. Certaines compétences, quant à elles, doivent être conservées par nos collectivités avec davantage de moyens. Notre département mène des actions cohérentes et ambitieuses en matière de développement économique. Développer l’économie productive, travailler à l’attractivité de nos territoires relève de choix politiques forts.

L’Etat doit jouer tout son rôle pour assurer le développement économique des territoires, en assurant leur complémentarité au lieu de les opposer, en préservant et en développant l’emploi dans notre pays, en prenant les mesures interdisant toutes fermetures d’usines qui dégagent des bénéfices.

Les Français vivent comme une grande injustice quand des salariés sont jetés à la rue, pendant que, dans le même temps, les actionnaires battent des records de profits.

A la lecture de l’avant-projet de loi de décentralisation et de réforme de l’action publique, je ne suis pas rassuré, bien au contraire. L’Etat ne fait pas un geste sur les moyens ; il consacre les régions comme chef de file dans presque tous les domaines, occultant le rôle des départements à qui est confirmé la gestion du handicap ; les aides publiques aux entreprises sont encouragées et libéralisées ; les communes se verraient confisquer toute politique d’aménagement et de gestion du droit des sols ; elles seraient très fortement incitées à créer des services communs et pourraient même se voir retirer la police de proximité ; les méthodes autoritaires que nous croyons réservées au gouvernement précédent sont utilisées pour créer, y compris de force, des euro métropoles concentrant tous les pouvoirs de décision. Non, je le dis clairement, ce n’est pas le bon chemin, ni celui de la démocratie, ni celui de l’efficacité. Là aussi les élus doivent être non seulement entendus mais écoutés, dans le prolongement des assises nationales de la démocratie locale.

Pour en revenir à des aspects plus locaux, notre budget primitif comporte des atouts, mais va-t-on pouvoir ouvrir de vraies perspectives de développement, conforter l’implication de toutes celles et ceux qui veulent défendre et promouvoir notre département ? Dans cette ambition, nous nous heurtons une fois encore aux moyens, aux responsabilités de l’Etat, qui devrait garantir la faisabilité économique de projet comme la LGV. Au lieu de cela ce projet est sérieusement menacé car les collectivités n’auront pas la possibilité de financer des milliards d’euros dans ce projet qui ne relève pas d’ailleurs de leur responsabilité.

Chers Collègues, comme des milliers de Nivernais, je crois au changement et je veux qu’il réussisse. Toutes les élections, jusqu’aux dernières sénatoriales, ont montré que les gens aspirent à ce changement. Eh bien, je pense que notre collectivité peut y contribuer en posant des exigences et en ne renonçant pas.

 

La gauche doit réussir le changement !

Les salariés n’en peuvent plus des plans sociaux qui se multiplient, des banques qui ne servent que l’intérêt des spéculateurs. En conséquence, la pauvreté ne cesse de progresser et les habitants de la Nièvre ne sont pas épargnés. Selon l’INSEE, plus de 32 000 nivernais et nivernaises vivent avec moins de 900 euros par mois. Le taux de chômage dépasse les 10% de notre population active départementale. Malgré ce contexte, certaines politiques, qu’elles soient nationales ou européennes, ne pensent pourtant qu’à l’austérité pour notre peuple. C’est inacceptable ! La gauche doit donner satisfaction aux aspirations majoritaires qui se sont largement exprimées lors des élections présidentielles, législatives et sénatoriales pour la Nièvre. La gauche ne doit pas décevoir en renonçant à engager des politiques publiques qui développent l’activité industrielle, les services publics et l’agriculture. L’emploi, les salaires et les retraites doivent être les priorités pour 2013. Les moyens pour nos collectivités sont aussi un enjeu important pour maintenir l’investissement public Nous devons faire preuves de volontarisme pour la Nièvre en aidant au développement de certains secteurs d’activités. A l’image des sénateurs communistes – front de gauche, ma détermination sera sans faille pour pousser la gauche à réussir le changement en soutenant ce qui va dans le sens des intérêts de nos territoires et de nos concitoyens, et en luttant contre toutes formes de régression. Tels sont les engagements que nous nous assignons pour que la gauche réussisse le changement.

__ Pascal REUILLARD, Conseiller Général du Canton de Guérigny

 

Monsieur le Président, Cher(e)s collègues,

A la lecture du rapport d’orientation budgétaire, je partage les grandes inquiétudes concernant la situation sociale de nos concitoyens. L’augmentation des dépenses en matière de solidarité est un indicateur fort de ce que vivent les nivernais et les nivernaises. Ils méritent toute notre attention et notre engagement.

A ce propos, je voudrais faire quelques remarques sur la situation de notre département et les causes des difficultés rencontrées par ses habitants. La crise qui contamine l’ensemble des pays de la zone euro et plus largement, n’est pas née du fruit du hasard. Appuyé sur des choix idéologiques clairs, les dirigeants européens ont toujours laissés les mains libres à la finance permettant ainsi à la spéculation de détruire nos capacités de productions industrielles. Des entreprises ferment dans notre pays et dans notre département, non pas forcément pour des problèmes financiers, mais pour accroître les besoins de bénéfices des actionnaires. Et les banques, laissées complices de ces pratiques, spéculent sur la dette des états. C’est l’exemple de la Banque Centrale Européenne qui prête aux banques nationales à 1%, celles-ci produisant des crédits aux états en difficultés à plus de 10 %. La Grèce a même vu ses taux avoisiner les 30%. Et pour financer ce système, les gouvernements européens imposent aux Etats, par un traité prônant la fameuse règle d’or, de diminuer les dépenses publiques. Croire que ce sont des politiques de rigueurs qui nous sortirons de cette crise n’est ni sérieux, ni responsable. Même des économistes de renom ont contesté cette stratégie. Il suffit de voire les résultats de tels choix, comme en Allemagne où le pénible 0,5% de croissance du premier trimestre se paye avec plus de 7 millions de personnes « sous contrat modéré », dont près de 5 millions d’entres eux qui n’ont que 375 euros par mois pour vivre. C’est ce que les centaines de milliers de manifestants ont contesté mercredi dernier, partout en Europe. Doit-on rester sourd à l’appel de ceux qui souffrent, à l’image des salariés de chez Renault à qui l’on demande de travailler un jour de plus en réduisant leurs salaires. Mais croit-on vraiment que l’on peut relancer l’économie par de la rigueur, en appauvrissant un peu plus chaque jour les gens, que se soit par la hausse de la TVA ou le gel des salaires ? Le changement, soutenu massivement par les nivernais dans les urnes, doit impérativement se mettre en place au niveau national. Prenons l’argent où il est, et mettons-le au service du progrès social, de l’emploi, des salaires et des pensions. Mais prenons-le aussi pour redonner des moyens à nos collectivités. Cette question est cruciale. Les mesures annoncées par le gouvernement ne sont pas faites pour nous rassurer. Il vient de débloquer une enveloppe de 170 millions d’euros, une goutte d’eau identique à la mesure prise par le précédent gouvernement, alors que les allocations sociales représentent près de 15 milliards, soit + 4,4% par rapport à 2011. D’ailleurs, en 2011, les dépenses d’aides sociales assumées par les Conseils Généraux sont passées à plus de 34 milliards. La question des moyens des collectivités est bien un enjeu de premier ordre et c’est sur ce sujet que nous avons eu un vif débat lors de l’assemblée générale de l’Union Amicale des Maires de la Nièvre. J’ai pu constater que deux approches se distinguaient. La première consiste à accepter cette situation et travailler à se partager les restes. Cette logique peut conduire à l’abandon de certaines compétences pour en récupérer d’autres et créer des oppositions entre collectivités. Sur le fond, ma crainte est de voir le rôle des collectivités territoriales se réduire comme peau de chagrin. Nous avons mené la bataille face à la droite afin qu’elle ne supprime pas la clause générale de compétence. Mais sans moyens supplémentaires, à quoi servirait-elle ? Comment travailler à la proximité, porter des politiques publiques adaptées aux besoins de nos territoires et des acteurs qui les font vivre sans moyens supplémentaires ? Ce sont toutes ces questions qui font que je fais parti de cette deuxième approche défendue lors de l’assemblée générale des maires, celle qui consiste à ne pas accepter et à résister. Dans cette assemblée, la majorité en a fait une bataille pour le bien de nos concitoyens. Continuons dans cette voie en condamnant l’annonce du gel des dotations pour les collectivités. Faisons partager aux populations à quoi conduit ce manque de moyens, comme remettre en cause, pour l’année 2013, nos investissements sur les routes secondaires. Cette situation aggravera l’état des infrastructures routières rurales et risque de poser des questions de sécurité aux usagers. En plus, nous pouvons craindre un rattrapage douloureux pour nos finances départementales, les années à venir. Je suis tout à fait favorable à un système de péréquation qui organise un rééquilibrage entre les collectivités, mais seule, cette mesure ne peut suffire pour augmenter les moyens des collectivités. Il faudra nécessairement passer par une autre répartition des richesses au niveau national. En claire, il serait préférable de taxer le champagne plutôt que la bière ! Et pourquoi ne pourrions-nous pas nous adresser au gouvernement afin qu’il réétudie cette question des moyens aux collectivités. Nous pouvons même lui faire des propositions pour mieux répartir les richesses de notre pays, comme faire de l’impôt sur le revenu un impôt à caractère universel imposant, selon un barème unique, les revenus du travail et les revenus du capital. Il faut réduire les inégalités en taxant ceux qui font le choix de la spéculation. Le gouvernement devrait aussi revenir sur la hausse de la TVA, impôt le plus injuste puisqu’il est aveugle aux conditions sociales. Nous ne pouvons pas imposer des efforts à ceux qui n’en peuvent plus. A partir de là, il faudrait un nouvel impôt sur les sociétés, progressif en fonction du chiffre d’affaire des entreprises. A ce sujet, nous le vérifions la suppression de la taxe professionnelle a privé de nombreuses collectivités de ressources indispensables à leurs investissements.

Vous voyez, cher(e)s collègues, les choix différents ne manquent pas !

Mais face à la situation, nous devons aussi agir maintenant, avec les potentialités de notre territoire. C’est pourquoi je suis favorable à ce que notre département s’engage dans le financement de projet de développement industriel, favorisant rapidement la création d’emploi. Mais ne nous leurrons pas, les aides aux entreprises ne peuvent incombées qu’aux seules collectivités. Les banques doivent jouer leur rôle en finançant davantage l’activité industrielle. Nos entreprises ont besoin de crédits à taux excessivement réduit pour développer leurs outils de production. C’est pourquoi l’Etat devrait travailler à la mise en place d’un pôle public bancaire qui accompagne les volontés d’entreprendre. En tout état de cause, ce ne sont pas les vieilles recettes libérales d’allègement de cotisations patronales qui créerons de l’activité. Au contraire, elles diminueront les capacités de protection sociale. L’effort à consentir ne doit pas reposer sur les ménages et les collectivités. L’emploi est au cœur des problématiques qui secouent notre économie. Si je suis favorable à la création d’emploi d’avenir pour répondre rapidement au besoin d’activité de notre jeunesse, je considère que l’emploi précaire ne peut être une réponse durable et satisfaisante. Nos dépenses de fonctionnement, ce sont aussi de nombreux emplois pour les nivernais, de nombreux services pour nos concitoyens. Si l’Etat poursuit son projet de diminuer les dépenses publiques, cela nous conduira à participer à la suppression d’emploi. C’est la même chose pour les dépenses d’investissement des collectivités qui représentent 80% de l’investissement public et près de 650 000 emplois par an. Sur ce point, permettez-moi de vous rappeler que beaucoup d’entreprises de la Nièvre, déjà en souffrance, dépendent de ces investissements. C’est pour toutes ces raisons que je considère cette question des moyens comme centrale pour notre département et pour l’ensemble des collectivités. Vous l’avez bien compris, ce n’est pas la résignation que je porte, mais la volonté de changement. Pour autant, nous devons faire face à cette situation et donc, la prudence est de mise pour ne pas aggraver les difficultés budgétaires du Conseil Général. C’est pourquoi nous devons être attentifs à certains de nos investissements. Je ne prendrai que l’exemple de Magny-Cours où la perspective de voir revenir le grand prix de formule 1 ne doit pas se faire par l’imputation de nos capacités financières. Souvenez-vous des débats que nous avons eu dans cette assemblée au moment de voter des rallonges budgétaires. Regardons bien ce que nous avons comme moyens et engageons-nous dans ce projet sans revivre cette surenchère financière autour du circuit.

Ensemble, je suis convaincu que nous ferons les meilleurs choix dans l’intérêt de nos populations.

Je vous remercie de votre attention.

 

Lors de la seconde réunion de travail concernant les Cantonad’ Guérignoises qui s’est déroulée à Guérigny le mercredi 12 septembre 2012 à 18h30, nous avons à l’unanimité des participants officialisé la 3ème Édition. Elle se déroulera donc du samedi 15 au dimanche 23 juin 2013 sur l’ensemble du Canton de Guérigny.

Monsieur Pascal REUILLARD Conseiller Général du Canton de Guérigny

 

En France, la forêt recouvre 30% du territoire métropolitain, soit 16 millions d’hectares. La Nièvre en compte environ 220 000 hectares, ce qui fait de la filière bois un potentiel important pour l’emploi. Mais pour développer une telle activité, nous devons agir à deux niveaux.

D’une part, la loi doit être modifiée pour combattre la spéculation forestière qui sévit sur notre territoire national, profitant ainsi à des Fonds d’Investissements de proposer des prix prohibitifs pour acquérir des parcelles. Celle du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allégement des démarches administratives supprime la référence à la notion « parcelle » et la remplace par la notion « propriété ». La loi doit renforcer le droit de préférence des riverains, des collectivités locales et des établissements publics fonciers, surtout quand 70% des surfaces forestières sont détenues par près de 4 millions de propriétaires.

D’autre part, si nous voulons développer la filière bois, nous devons construire des propositions adaptées aux potentielles de nos territoires. Par exemple, nous pourrions travailler sur un élargissement des champs de compétences de l’ISAT afin qu’il s’oriente vers la confection de nouveaux produits dérivés du bois, permettant de répondre aux enjeux environnementaux : économie d’énergie, isolation thermique et phonique, etc.

Le bois de notre département, l’un des plus prestigieux de France, doit être protégé, valorisé et permettre le développement d’emplois.

_ Monsieur REUILLARD Pascal, Conseiller Général du Canton de Guérigny

 

Les Nivernaises et les Nivernais ont fait le choix de renvoyer Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Mais ils ont également voulu tourner la page de 5 ans de régression sociale et démocratique, qui a tant fait souffrir notre pays et ses habitants. Mais également est né l’espoir que les choses changent pour la vie de millions de nos concitoyens. Cela est vrai pour l’emploi, la formation, la santé, le logement, le retour à la retraite dès 60 ans à taux plein, l’augmentation des salaires, des retraites, mais également pour qu’un avenir meilleur s’ouvre à nos jeunes. Nos collectivités espèrent également que ce nouveau gouvernement, redéfinisse rapidement une autre répartition des richesses dégageant de nouveaux moyens nécessaires pour leur permettre de répondre aux besoins grandissants de nos populations et de nos territoires. Autant d’attentes, d’espoirs qui nous rapprochent et nous invitent à se mobiliser et exiger ensemble une autre société, où le développement humain, social et écologique, devienne immédiatement une priorité.

_ Monsieur REUILLARD Pascal, Conseiller Général du Canton de Guérigny

 

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

C’est avec beaucoup de plaisir, vous vous en doutez, que nous vous accueillons ce soir pour marquer ensemble la victoire que nous avons tous tant espérée, avec des millions de nos concitoyens, d’un Président de la République de Gauche. Renvoyant Nicolas SARKOZY et sa politique autoritaire, ultra libérale et de mépris qu’il nous a fait subir durant 5 ans.

Avec un vote sans appel en faveur de François HOLLANDE, nous avons ainsi prolongé et amplifié l’élan du 1er tour, dû à une progression très significative du Front de Gauche de plus de 500 voix à Varennes-Vauzelles et de plus de 900 voix sur le canton de Guérigny.

Ce résultat est un événement majeur.

Cette victoire c’est la nôtre.

C’est celle de notre engagement sans faille, celle de notre investissement depuis de nombreux mois.

C’est le fruit, à Varennes-Vauzelles, du travail de plus de 150 membres du collectif du Front de Gauche que je tiens à saluer ce soir pour leur détermination et pour toutes les initiatives qu’ils ont prises depuis des mois.

Ce collectif constitué de syndicalistes, de militants communistes, socialistes, de gens de progrès, d’acteur du monde associatif, d’élus a eu pour détermination de construire une dynamique qui rassemble et qui sous des formes diverses et originales ont su partager des propositions portées par le Front de Gauche, qui n’ ont eu de cesse de mettre en avant qu’il est possible de construire une alternative qui s’oppose aux logiques des reculs des droits fondamentaux que voulait nous imposer la droite libérale, en plaçant résolument, l’humain d’abord, comme moteur du changement.

Ce collectif ou chacun compte pour un, notre majorité Municipale a souhaité y participer.

C’est ainsi que le groupe des élus « pour une gestion sociale, dynamique et démocratique » et le groupe « agir ensemble pour Varennes-Vauzelles avec les socialistes indépendants » y ont pris toute leur place.

Alors mes amis, il y a des soirs, comme celui-ci, ou, la fierté d’être Vauzelliens, d’être habitant du canton de Guérigny et d’être membre du Front de Gauche on a envie de la partager.

Il faut dire qu’avec près de 70 % des suffrages exprimés au second tour à Varennes-Vauzelles pour François HOLLANDE et près de 68 % au niveau du canton de Guérigny, il s’agit là des scores les plus important des villes de plus de 3.500 habitants et de tous les cantons de la Nièvre.

Ces résultats font événements dans notre département.

	C’est un véritable espoir pour notre jeunesse, pour toutes celles et ceux qui aspirent à un vrai travail, pour toutes celles et ceux qui recherchent  un logement, pour l’augmentation du pouvoir d’achat, pour le renouveau de nos services publics, comme l’école, la santé, pour le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, pour que nos collectivités locales puissent disposer de financement et de moyens pour répondre aux besoins des habitants et au développement de leurs territoires.

L’élection de François HOLLANDE et sa prise effective de fonction aujourd’hui sont donc un tournant mais les attentes sont considérables.

Ce tournant, ce sont les électeurs qui l’ont pris et notamment les 4 millions d’électrices et d’électeurs du Front de Gauche, dont les 1.041 électrices et électeurs de Varennes-Vauzelles et les 1.639 électrices et électeurs du canton de Guérigny.

Par notre engagement clair entre les deux tours, par notre vote, nous avons permis de battre la droite et l’extrême droite mais aussi de faire renaitre un immense espoir dans notre pays comme en Europe et je pense plus particulièrement aux peuples espagnole et grecque.

La situation en France est trop grave pour se satisfaire de faux semblants, d’accommodements, de promesses.

C’est pourquoi, il ne s’agit pas pour nous d’un blanc-seing que nous venons de donner à François HOLLANDE, mais, nous lui demandons de tenir compte des immenses attentes en imposant une autre répartition des richesses, pour une société plus juste et un avenir meilleur pour chacune et chacun d’entre nous.

Pour que la Gauche réussisse, il faut qu’elle s’en donne les moyens notamment en assurant une nouvelle majorité à l’Assemblée Nationale avec de très nombreux députés du Front de Gauche qui apporteront leurs déterminations pour défendre et faire avancer les mesures concrètes contenues dans le programme que Jean Luc MELENCHON a porté pendant la campagne des présidentielles.

La réussite de la Gauche passe par sa capacité à répondre aux exigences et aux attentes des citoyens face à la crise et à l’urgence sociale.

C’est s’attaquer aux pleins-pouvoirs des marchés financiers,

C’est augmenter le SMIC, les salaires, les minima sociaux et les retraites, C’est rétablir le droit à la retraite à 60 ans, pour tous et à taux plein, comme l’ont demandé des millions de manifestants à l’automne 2010,

C’est remettre en cause les principes du Traité de Lisbonne qui envoie toute l’Europe dans le mur, comme l’ont demandé plus de 63% de nivernais en votant Non au référendum de mai 2005 ? Il est fort regrettable que les élus représentants notre département à l’Assemblée Nationale et au Senat ne se soient pas fait le relais de cette condamnation de l’Europe Libérale.

Et pour cela, il ne faudra pas céder à toutes les pressions venant des tenants du libéralisme. Il faudra du courage politique.

Ces questions seront bien évidemment au cœur des débats pour construire l’indispensable majorité de gauche de la future Assemblée Nationale mais également avec l’ensemble de nos concitoyens, c’est l’engagement du Front de Gauche.

Les réponses qui y seront apportées dépendront, vous l’aurez compris, du nombre d’élus du Front de Gauche dans cette Assemblée qui soyez en assuré, ne renonceront pas, ne cèderont pas devant les marchés financiers, devant le mur de l’argent.

Ce n’est pas d’une alternance dont nous avons besoins pour notre pays, pour notre avenir mais bien d’une véritable alternative qui change nos vies, qui nous sorte de l’austérité et des plans de rigueur, qui combatte la récession économique et les inégalités sociales.

Et cette exigence vous pouvez vous l’approprier avec un vote efficace, un vote utile, un vote qui prolonge l’espoir pour que ça change véritablement, un vote solidaire en direction de tous les peuples en souffrance en Europe, un vote qui prolonge et renforçe notre rassemblement autour du Front de Gauche et de ses candidats.

Permettez-moi, de saluer la présence à nos côtés de mes amis Monique CHOQUEL, syndicaliste, dirigeante du Parti Communiste Français, enseignante et directrice d’école à Guérigny et d’Olivier SICOT, premier adjoint de notre ville, ingénieur à l’ISAT, qui sont respectivement candidate et candidat suppléant du Front de Gauche dans notre circonscription aux élections législatives de juin prochain.

Femme et homme de terrain, je connais bien leur sensibilité et leur détermination à combattre les injustices, à ne pas céder sur le terrain revendicatif.

Avec eux, nous avons la garantie d’avoir demain un député de proximité qui soit le défenseur de notre ville, de notre canton et de la Nièvre, dans une élection, dont le charcutage imposé par l’Etat, nous coupe de l’agglomération de Nevers pour nous raccrocher au Morvan.

Je sais combien nous pourrons compter sur eux pour combattre la loi de l’argent, porter nos aspirations et nos attentes.

Ils sont l’un et l’autre des militants engagés au quotidien aux côtés des salariés, des parents d’élèves, de la population.

Ils sont de toutes les initiatives pour défendre la Nièvre, ses activités, ses emplois, ses services publics, ses atouts.

Mon ami Olivier apporte au sein du Conseil Municipal son énergie, son dynamisme et sa jeunesse.

Il aime sa ville et ses habitants. Il saura bien nous représenter.

Ici à Varennes-Vauzelles comme dans notre canton nous savons combien en nous rassemblant nous pouvons faire reculer les mauvais coups, combien nous comptons avec toutes les initiatives prises et la portée de nos actions trouve échos bien au-delà de notre territoire.

Cette pratique de faire, de décider avec les habitants, cette proximité est nécessaire pour bien connaître la vie de nos populations et pouvoir s’en faire le relais dans les instances où nous siégeons, avec Monique et Olivier nous pouvons compter sur eux pour nous faire entendre.

Aussi, je voudrais leur dire à l’un comme à l’autre combien ils peuvent compter sur moi, sur mes amis élus, ceux du collectif du Front de Gauche pour tout mettre en œuvre pour gagner un député Front de Gauche dans notre circonscription.

Notre département en a besoin, notre canton en a besoin, notre ville en a besoin.

Dans notre département qui compte 2 sénateurs, 3 députés, un président et une large majorité au Conseil Général socialiste, un député du Front de Gauche non seulement n’affaiblirait pas la gauche dans la Nièvre mais la renforcerait.

Aussi, dès ce soir, il nous faut faire grandir une large mobilisation pour gagner le vote le plus large possible en faveur de nos candidats Monique CHOQUEL et Olivier SICOT.

Merci.

 

Politique de démocratie participative

Monsieur le Président, Chers Collègues,

« Participation Citoyenne », « Démocratie Participative », ces expressions font parties du vocabulaire courant des villes, des Départements et des Régions. En effet près de deux tiers des Français déclarent avoir entendu parler de « Démocratie Participative » quand dans un même temps 4 sur 5 estiment qu’il faut développer ces démarches avec la possibilité pour le citoyen de mieux participer aux décisions de sa collectivité pour créer un dialogue direct avec les élus.

Débattre de la Démocratie Participative revient à questionner de la vitalité de la démocratie représentative. Nous avons conscience de n’être, à ce jour, qu’au point de départ d’un long processus de reprise en main des enjeux de la vie publique par les habitants et je me « réjouirais » que la plus grande place soit enfin accordée à l’expression des habitants, à l’échelle du Département.

En tant que Conseillers Généraux, bien souvent aussi en tant que maires, nous pourrions tous évoquer de multiples exemples de concertations que nous avons menées avec les habitants et de la richesse de ces richesses. Nous rencontrons au quotidien les responsables d’associations, de syndicats, les communautés éducatives des collèges, les maires, les habitants, tous ceux qui font la vie locale et c’est avec eux que l’on construit l’aménagement, le dynamisme de nos territoires.

Ces échanges réguliers avec les acteurs locaux font de nous des interlocuteurs privilégiés pour les territoires. C’est ce que le gouvernement veut casser avec la réforme territoriale. Tout est orchestré pour éloigner les citoyens mais aussi les élus, des centres de décision. Et pour cela que propose-t-on ?

• Diviser le nombre d’élus par 2, • Faire des regroupements Département / Région, • Eloigner les pôles de décision et transférer les donneurs d’ordre à une Technocratie.

On est bien loin d’une démarche de démocratie participative accompagnée d’une réelle émergence de revendications fortes pour une démocratie réelle. Nous en revenons toujours au même point, Quelle que soit son appellation, « participative », « directe », les habitants exigent de retrouver la maîtrise de leur destin.

Si nous sommes conscients des avantages et garanties que peut véhiculer l’intervention citoyenne. De toute évidence, il n’y a pas de démocratie sans pouvoir de décision partager.

Aujourd’hui et encore plus qu’avant, la question des nouveaux droits se pose comme par exemple dans les entreprises. Il est nécessaire que les salariés mais également leurs représentants puissent décider de leur avenir. Mais à plusieurs reprises, dès qu’il a été question de prendre des décisions mettant en cause l’avenir des entreprises, et qu’il est proposé d’organiser avec tous les acteurs économiques des tables rondes afin de débattre mutuellement d’une marche à suivre, nous rencontrons des réticences voir même des oppositions. Ainsi la participation citoyenne ne peut pas être uniquement une belle et magnifique définition, qui sonne bien et qui fait plaisir à tout le monde, mais doit si nous le souhaitons être une démarche reconnue et appliquée au quotidien.

Alors oui, je suis un fervent défenseur de la démocratie participative. Je fais parti de ceux qui revendique « l’humain d’abord » C’est une condition essentielle pour réussir à ouvrir des perspectives nouvelles qui répondre aux besoins de nos territoires et de nos concitoyens et pour cela il faut des moyens des droits, permettre que se confronte librement les divers opinions et qui est on le voit bien tout l’opposer de ces politiques qui cultivent la casse méthodique des Services publics et la dévalorisation de l’intérêt général, par la montée de l’individualisme passant par une précarisation de la société.

Le système veut donc ainsi « prospérer » pour encore et toujours plus de divisions où la résignation régnerait face à une participation populaire. Seulement, face à toutes ces injustices, les citoyens réclament aujourd’hui les moyens de faire du commun et d’apporter des réponses collectives en revendiquant leur place dans le débat public.

Alors puisque les projets à mettre en oeuvre sont au service de la population, il serait mal sain de faire sans elle, ou pire, le faire contre elle, à l’image de l’Europe actuelle qui fait primer les marchés financiers sur les conditions de vie des peuples.

Ne faut – il pas privilégier une 6ème République sociale et participative, qui se donnerait pour objectif la création de droits nouveaux pour tous, citoyens et salariés, des lieux de travail aux institutions de la République. Et notre histoire en est le témoin. Il n’y a pas d’avancer de progrès sans libre intervention du peuple, sans qu’il puisse s’approprier toutes les questions du quotidien.

Et je reste convaincu que dans chaque citoyen réside assez intelligence et de bon sens pour rester ou bien devenir un citoyen responsable.

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