Bienvenue sur le blog de
Pascal Reuillard

Bonne Année 2012

Je vous présente ainsi qu'à tous ceux qui vous sont chers mes meilleurs voeux de bonheur, de santé et de paix.

Que 2012 soit pour vous l'opportunité de réaliser chacun de vos projets. Un grand nombre d'entre nous espère que cette nouvelle année, sera l'occasion de se rassembler dans la diversité de nos sensibilités, afin d'imposer de vrais changements dans les orientations de notre pays et de répondre aux exigences d'une vie digue pour tous.

 

Motion de soutien aux salariés de Philips Déposée par Pascal Reuillard – Conseiller Général du Canton de Guérigny

Nous avons tous appris dernièrement par voix de presse, comme les 174 salarié-es de l’entreprise Philips, le projet de mise en vente de l’usine de Nevers et la recherche d’un repreneur.

En parallèle, depuis plus de 3 ans, notre département a vu disparaitre plus de 1 000 emplois industriels sans compter ceux des services publics et fermer de nombreuses entreprises. Face à ce triste constat, il y a, me semble t-il urgence à protéger nos emplois.

Je voulais tout d’abord exprimer toute ma solidarité aux 174 salarié-es et à leurs familles, que cette annonce plonge dans l’incertitude la plus complète, mais exprimer également toute ma détermination à œuvrer aux côtés des syndicats pour obtenir le maintien des emplois et des productions sur le site de l’usine Neversoise.

Je propose donc que notre Assemblée Départementale soutienne l’intersyndicale de Philips Nevers, interpellant très justement le groupe et leurs actionnaires pour leur faire entendre, qu’ils ne peuvent pas être les seuls décideurs de l’avenir du site Nivernais. Car même s’ils veulent nous faire croire le contraire, le groupe Philips va très bien.

Les résultats parlent d’eux même. Ils sont en progression de plus de 1 milliards d’€ en 2010. La branche éclairage du groupe va très bien aussi : un résultat en progression de près de 700 000€.

Même si les technologies évoluent, la demande existe et continuera à exister pour que perdure les productions de Nevers.

Il me semble légitime de dire non et de s’opposer à des tels procédés :

Ainsi je propose que l’on interpelle Monsieur le Préfet pour lui demander :

- d’obtenir un moratoire sur le projet de mise en vente et d’organiser la tenue d’une table ronde avec la direction générale de l’entreprise, les syndicats, les élu-es locaux dans leur diversité, et les pouvoirs publics pour étudier toutes les alternatives possibles, à partir de tous les éléments d’information que la direction du groupe doit rendre publiques (y compris celles dont disposent les banquiers de l’entreprise).

- d’envisager le remboursement, par le groupe Philips, de toutes les aides publiques perçues ces 15 dernières années,

- d’élaborer un audit contradictoire de la situation de l’entreprise permettant d’évaluer la réalité des difficultés de compétitivité avancées par la direction, et de déterminer les autres pistes envisageables pour la baisse des coûts de production (intérêts versés aux banques, dividendes versés aux actionnaires, prises de bénéfices de la maison-mère).

- de permettre au Comité d’Entreprise de faire des contre-propositions à partir de cet audit, permettant le maintien des emplois et des productions sur le site de Nevers, y compris des nouvelles productions intégrant les évolutions technologiques (LED) pour lesquelles les compétences et le savoir-faire sont disponibles à Nevers.

Je propose à l’Assemblée Départementale de demander également au gouvernement de prendre d’urgence des dispositions législatives permettant d’établir de nouveaux droits pour les salarié-es et les élus locaux face aux choix de gestion effectués par la direction des grands groupes. C’est essentiel pour notre cohésion sociale, pour l’avenir de nos territoires et pour la pérennité de nos outils industriels.

 

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,

Cette mesure de RSA jeunes avait été annoncée dès septembre 2009 par le gouvernement, comme une mesure phare démonstratrice de la volonté de ce dernier de « s’occuper des jeunes ».

Or le constat c’est que ce dispositif est loin des espérances escomptées pour des milliers de jeunes en quête d’un vrai travail. Et pour cause, la loi prévoit que pour bénéficier du RSA-jeune, que ces derniers devront exercer une activité salariée de 3214 h dans les trois dernières années précédant leur demande, soit quasiment deux ans de travail. Alors autant dire que la très grande majorité des 18-25 ans ne pourront pas bénéficier de cette mesure.

Mais que souhaitent les jeunes ? Ils aspirent à un vrai travail, un vrai salaire, leur permettant de vivre, mais aussi de se loger, de se soigner convenablement. En clair, ils aspirent à un avenir meilleur. A l’heure actuelle c’est loin d’être le cas et les chiffres parlent d’eux même. 25% du taux de chômage concerne les 18/25 ans. Quand dans le même temps, 20% de ces jeunes vivent en-dessous du seuil de pauvreté.

Il y a urgence me semble t-il à mettre notre jeunesse en « sécurité sociale ». Les priorités doivent se tourner ver les plus fragiles.

Pour sortir les jeunes de la précarité, de la dépendance familiale et du recours au salariat pendant leurs études, il serait nécessaire de travailler sur un projet donnant des moyens aux jeunes d’acquérir une autonomie financière et sociale.

Et à ce titre, ne serait-il pas nécessaire de revendiquer la création d’une allocation d’autonomie universelle versée à chaque jeune, qu’il soit en formation, ou en recherche du 1er emploi, question clé permettant d’unifier toute la jeunesse tout en leur permettant d’entrer dans la vie active dans de meilleures conditions.

Sans remettre en cause la proposition qui est faite aujourd’hui à travers le rapport 5, il me semble qu’il faut dépasser le dispositif du RSA pour répondre aux attentes des jeunes.

 

Session portant sur la question du logement dans la Nièvre

Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues,

Nous sommes aujourd’hui réunis pour débattre de l’évolution de la politique départementale du logement. En effet, toutes les questions liées à ce dossier sont au cœur des stratégies de développement de nos territoires.

Bien entendu, je ne peux que m’associer aux intentions du Conseil Général dans le cadre d’une approche visant à permettre à chaque Nivernaise et Nivernais, d’accéder à un logement décent avec l’objectif majeur de mieux connaitre la situation du logement des plus défavorisés, d’aider les personnes ou les ménages à accéder à un logement correct, indépendant et à s’y maintenir, mais aussi contribuer à la prévention des expulsions locatives et traduisent

Que nous dit l’Etat sur cette question ?

Il insiste pour que les élus parviennent à l’élaboration des PLH, restant les principaux dispositifs en matière de politique du logement au niveau local.

Il demande qu’il y ait la réalisation de logements sociaux, qu’il y ait davantage de logements pour les personnes les plus en difficultés. Il affirme que chaque famille doit pouvoir accéder à un logement décent. En clair, il veut l’accès au logement digne, économe et socialisant pour tous.



Or, la réalité est bien loin de ces intentions et nous le constatons, nous sommes confrontés à un désengagement sans précédent sur le financement du logement social dans notre pays notamment :

• Avec la mise en place d’une réduction drastique des aides pour construire des logements HLM. Il est prévu que les aides à la construction chutent de 74% entre 2010 et 2011.

• Ou encore en continuant de « ponctionner » le 1% logement pour financer l’ANAH et L’ANRU. Pour ce qui est du dossier concernant les démolition et reconstruction de logement, au niveau de l’agglomération de Nevers, il y aurait un besoin de 3 millions d’euros. Alors que l’enveloppe nationale s’élève à 3 millions d’euros. Je crains que nous ne puissions pas mener à bien ces opérations. A quoi servira alors l’élaboration de PLH ?

La France compte 8 millions de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté. A cela s’ajoute la baisse des salaires, le pouvoir d’achat qui recule, des charges de plus en plus difficiles à supporter et après les 3% d’augmentation d’électricité, la loi Nome va faire flamber les tarifs de + de 25% à échéance de 2015. Alors forcément cela se traduit par l’explosion des surendettements et des difficultés grandissantes pour acquitter les loyers et les charges.

Et comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement a décidé de faire financer le logement social par les locataires puisque 245 millions d’euros seraient ponctionnés sur les organismes HLM, se traduisant par une taxe de 2,5% sur les loyers perçus par ces derniers. Et cette nouvelle taxe réduira de fait leur capacité à construire ou à rénover.

Aujourd’hui nous savons que l’aide à la pierre pour la Bourgogne est réduite de 66%. A l’échelle de notre pays ce sera 192 millions d’euros de moins en 2010. Le nombre de logements agréés PLUS/PLAI est réduit de moitié entre 2009 et 2011. Sur 166 besoins en logements exprimés par les bailleurs sociaux en 2011, l’Etat en retient 66 pour notre département, soit 36%. Et la répartition de la dotation montre une affectation de 6,1% pour la Nièvre et 62,3% pour la Côte d’Or.

Quand aux objectifs du Grenelle de l’environnement, ils imposent la mise en conformité avec des nouvelles normes pour réduire les énergies. Ce qui amène à reconsidérer par les organismes HLM les conceptions de construction. Mais d’ores et déjà cela aura un coût qui, à ce jour, est estimé avec une augmentation de l’ordre de 20%. Les bailleurs demandent que leur soient attribués des financements publics en matière environnementale. A ce jour cette attente ne semble pas entendue.

Cette situation se traduit par une profonde inquiétude tant des bailleurs, que des locataires et de leurs associations, que des élus.

C’est la programmation de la casse mais aussi et surtout la remise en cause du rôle social des organismes HLM et on se demande à terme s’il sera encore possible de mettre en place la programmation et le financement des nouveaux logements.

Ou encore est-ce que les organismes HLM auront encore les moyens, de gérer correctement leur parc, d’assurer leur entretien et leur modernisation ?

Pourtant, il je pense qu’il serait possible de répondre aux enjeux du logement notamment :

• En demandant un nouvel examen de la répartition des crédits affectés à la Nièvre en 2011, • En revalorisant la participation des employeurs, pour retrouver le taux du « 1% logement », • En mettant en place une TVA à 5.5%, • En rétablissant une aide à la pierre de haut niveau et en développant une politique de prêts aidés à faible taux, de longue durée, pouvant aller jusqu’au taux zéro pour construire et réhabiliter, en requalifiant tous les quartiers qui en ont besoin et en mobilisant des moyens exceptionnels pour accroître une offre de logements diversifiés à des loyers accessibles. • En assurant un financement avec une meilleure répartition des richesses, en sécurisant les ressources par le relèvement du plafond du livret A et en centralisant auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations de l’intégralité des sommes collectées. • En supprimant la contribution scandaleuse sur les revenus locatifs de 245 millions d’euros par an, imposée par l’Etat et supportée par les locataires, représentant à peu prés 20 000 logements. • En créant une véritable sécurité sociale du logement, qui assurerait le droit de disposer d’un toit tout au long de sa vie. Il s’agit également d’interdire les expulsions pour cause de difficultés économiques et sociales et d’accompagner les familles en difficulté d’une aide nécessaire au maintien dans le logement, accueillir des plus démunis et la nécessité d’assurer la mixité sociale.

 

Monsieur le Président, Chers Collègues, Mesdames, Messieurs,

La présentation du budget primitif 2011, traduit à nouveau l’étranglement financier de notre collectivité. Etranglement financier qui non seulement se poursuit, mais s’aggrave face aux multiples désengagements de l’Etat, avec l’explosion des dépenses sociales étroitement liées aux particularités économiques et démographiques de la Nièvre.

Cette situation engendre de nombreuses incertitudes sur l’avenir de notre collectivité et plus particulièrement sur ses capacités à assumer ses missions. Cette situation nous contraint alors à orienter nos budgets en tenant compte des urgences.

Nous sommes face à un dilemme. Soit on continue dans cette spirale de déclin et assurément c’est le recul dans tous les domaines tant démocratique que social qui se poursuit. Soit nous affirmons une volonté politique de changement, au moment même ou des milliers de salariés tant du privé que du public, des jeunes, des retraités manifestent leur aspiration à un monde meilleur. Comment pourrait-il en être autrement alors que personne n’est épargné par cette crise véhiculée par les politiques libérales.

Chacun mesure les dégâts de ces orientations. Il n’y a pas un jour où on ne rencontre pas de gens qui manifestent leur situation de pauvreté, d’autres qui se trouvent privés d’emploi, ou encore qui n’ont plus assez pour vivre, pour payer leurs loyers, pour élever les enfants ou qui ne peuvent plus se soigner. Toutes ces familles se retrouvent dans une immense souffrance pour ne pas dire en pleine détresse sociale et financière.

Il y a des chiffres qui sont effrayants.

14.7% de la population Nivernaise qui se trouve en dessous du seuil de pauvreté, soit 32 000 pauvres dans la Nièvre. C’est également une nouvelle progression de plus de 3.1% de demandeurs d’emploi pour 2010, ou encore 10 000 Nivernaises et Nivernais vivent avec les Minima Sociaux.

Notre budget s’inscrit dans cette situation. Alors forcément ce budget ne peut pas être celui de la résignation ou de l’adaptation. Il doit donner un signe d’espoir en revendiquant que d’autres choix sont possibles.

Des choix qui tournent le dos au « Tout Fric », ou les riches sont de plus en plus riches et les autres sont appelés à des sacrifices.

Plutôt que de dilapider les 400 milliards d’euros que le gouvernement a donné généreusement aux banques, ne faudrait-il pas plutôt orienter ces aides pour améliorer concrètement la vie des gens et permettre à nos territoires de se développer. Pour cela ne faut-il pas rechercher un système fiscal qui pèse moins sur la consommation des familles, remettre de l’ordre dans les impôts sur les sociétés, les moduler en faveur des entreprises qui embauchent.

Il faudrait également une réforme fiscale corrigeant les inégalités sociales et revenir à un impôt économique local. Et surtout il faut que nos collectivités disposent de moyens suffisants pour répondre aux besoins de nos habitants. Or le gel des dotations de l’Etat pour une période de 3 ans va à l’encontre de tout cela, tout comme la réforme de la taxe professionnelle, ou encore avec les transferts de charge non compensés en matière d’allocation de solidarité.

L’étranglement des budgets territoriaux, la perte d’autonomie fiscale des collectivités, conjugués à l’affaiblissement institutionnel des départements et des régions, contribueraient à la privatisation des services assurés par les collectivités locales. C’est le rôle et la place des agents territoriaux qui se trouvent menacés.

Tout comme la création de Conseils Territoriaux ne vise nullement à simplifier l’organisation territoriale de notre pays, bien au contraire, elle cumule les effets d’une réforme régressive au risque de réduire les politiques de solidarité et les actions de proximité menées actuellement par les Conseillers Généraux.

Toutes ces réformes piétinent le principe constitutionnel de la libre administration et de l’autonomie financière. Je pense qu’il est légitime de s’inquiéter sur la disparition « programmées » des départements. Notre rôle est d’alerter tous les élus mais aussi les concitoyens sur ces menaces. Il faut engager une véritable bataille publique pour mettre en échec ces politiques gouvernementales.

Il nous faut exiger des moyens nouveaux pour répondre aux besoins de nos populations et ne pas céder à de nouveaux regroupements des collectivités. Car associer des collectivités « pauvres » ne donnera au final pas plus de moyens.

Par contre l’argent existe dans notre pays, il faut exiger une plus juste répartition des richesses. De nombreuses voix de toutes sensibilités s’élèvent pour exiger des financements de rattrapages en direction des communes, des départements et des régions.

Il y a des signes aujourd’hui qui nous encouragent à manifester nos oppositions. Déjà le gouvernement a reculé sur la Réforme Territoriale. Il faut continuer dans ce sens et aller jusqu’au renoncement. Et je me félicite que nous ayons déposé un recours contre l’Etat et ainsi contribué à une démarche d’opposition engagée déjà par d’autres collectivités.

Nous sommes un département profondément ancré à Gauche et nous serions coupables demain si nous ne prenions pas cette voie qui porte la colère de nos concitoyens et coupables de ne pas travailler à une nouvelle alternative politique qui réponde à leurs attentes.

 

Pascal REUILLARD, Conseiller Général du Canton de Guérigny, Maire Varennes-Vauzelles soutient les candidats Front de Gauche.

Il n’y a pas un seul jour, ou je ne sois pas confronté à des gens brisés par des difficultés dont ils ne peuvent sortir sans vrai travail, sans salaire décent, ne sachant même plus comment finir les fins de mois, comment payer leurs factures ou comment se soigner. Ils me font part d’un immense désespoir, d’une immense détresse.

Alors il est de mon devoir de leur faire partager l’espoir, qu’il est encore possible de construire ensemble une alternative ou chacun puisse vivre dignement.

Cette aspiration est partagée par un nombre grandissant de personnes, depuis des mois, conduisant ainsi les salariés tant du public que du privé, les jeunes en quête d’avenir, les retraités, les gens en recherche d’emploi et un certain nombre d’élus à manifester pour rejeter et s’indigner contre la réforme des retraites mais également la réforme territoriale, les réductions d’emplois dans la fonction publique, la baisse des remboursements de soin, l’attaque contre les services publics, la remise en cause de la qualité de l’école publique, la casse du logement social.

Les élus communistes et républicains portent à la fois cette indignation face à tant d’injustice véhiculée par toutes ces mesures gouvernementales qui aggravent la vie au quotidien de plus en plus de famille, mais veulent croire en de vraies propositions pour construire une alternative de changement. Nous nous devons et nous nous efforçons d’être le porte- parole de tous ces salariés, ces jeunes, ces retraités, ces gens qui vivent des situations difficiles et dramatiques et nous efforçons de traduire les aspirations à vivre mieux.

Oui, nous avons des idées, de l’énergie. Pour cela nous devons rassembler toutes les forces pour construire et gagner ensemble. Et c’est pour cela que j’invite celles et ceux qui attendent de vrais changements, à émettre un vote d’espérance et de combat lors des prochaines élections cantonales, qui se dérouleront le 20 et 27 mars 2011 et que je soutiens tous les candidats du Front de Gauche dans cette élection

C’est le moyen plus efficace pour sanctionner la droite, d’exprimer votre colère. C’est aussi l’occasion de se faire entendre, de gagner d’autres Conseillers Généraux, car quelle injustice il y a, puisque nous devrions avoir à la répartition proportionnelle 4 à 5 sièges alors que je suis le seul Elus communistes et républicains à l’assemblée départementale.

 

Mesdames et Messieurs les élus Mesdames et Messieurs les Présidentes et Présidents d’associations, Mesdames et Messieurs Chers amis,

Bonjour à toutes et à tous,

Je tiens avec ma suppléante Marie Jeanne DAUBRENET, mes collègues Maires adjoints et Conseillers Municipaux de notre ville, à vous remercier pour votre présence et à vous faire part de notre grand plaisir de vous accueillir ce soir à l’occasion de notre traditionnel rendez-vous des vœux pour la nouvelle année.

Quelle immense richesse pour nos villes et notre Canton que de disposer d’un tissu associatif et sportif aussi varié et aussi dynamique !

Je dois d’ailleurs vous avouer qu’en tant que Conseiller Général, je suis à bien des égards fier à chaque fois que l’on fait allusion au dynamisme de notre canton.

Grâce à votre implication, grâce à votre disponibilité, l’ensemble des habitants et notamment les jeunes peuvent y trouver des activités pour s’épanouir tant dans la culture, le loisir que le sport.

D’ailleurs la seconde édition des cantonades a été une très belle illustration de cette implication dont l’originalité est unique dans la Nièvre.

Je veux donc à nouveau ce soir féliciter et remercier toutes celles et ceux, élus, associations, bénévoles qui ont œuvré auprès de mon ami Daniel Gobet pour la réussite de cette belle aventure mais également, comme le veut la tradition, adresser à chacune et chacun d’entre vous ainsi qu’à vos familles et à l’ensemble de vos proches tous mes vœux de bonne année, de bonne santé, de pleine et entière réussite dans vos activités comme dans vos projets.

Vous savez, être élu c’est d’abord travailler en équipe. Aussi, l’apport depuis 3 ans de Marie Jeanne à mes côtés est pour moi un atout essentiel et rassurant tout comme l’équipe municipale qui m’entoure au quotidien, mais c’est aussi les bonnes relations que j’entretiens avec les élus du canton, ceux du pays Sud Nivernais, ceux de l’agglomération pour assurer mes responsabilités.

Je tiens donc à vous remercier chers collègues pour votre implication tout comme je tiens à remercier l’ensemble des collaborateurs et partenaires institutionnels avec qui nous entretenons de très bons rapports.

Je renouvelle le souhait de poursuivre avec chacun les échanges et les relations constructifs qui renforcent un peu plus chaque jour notre engagement pour faire vivre nos villes, notre canton et notre Département, pour être à l’écoute et au service de nos populations, pour défendre les intérêts de nos collectivités et de nos territoires.

Nous en aurons d’autant plus besoin que 2011 s’annonce comme le prolongement d’un contexte économique et social particulièrement difficile pour l’ensemble des populations, pour les associations comme pour les collectivités qui subissent de plein fouet les effets de la crise et fait naître inquiétudes et incertitudes auprès de chacun d’entre nous.

Comment pourrait –il en être autrement ? Quand un grand nombre de Nivernaises et de Nivernais continue à voir leurs conditions de vie se dégrader, frappés par la précarité, les inégalités et l’explosion de la pauvreté ; Quand tant de gens s’enfoncent dans les difficultés dont ils ne peuvent plus sortir sans vrai travail, ni un salaire décent.

Quand tant de gens sont contraints à avoir recours aux aides et ne survivent uniquement qu’avec les minima sociaux comme ces 10 000 Nivernais, soit l’équivalent de la population de Varennes-Vauzelles.

Quand le pouvoir d’achat du plus grand nombre recul et que l’on nous annonce une nouvelle hausse de l’électricité après celle du Gaz, une nouvelle hausse du forfait hospitalier, des assurances, de l’essence, une nouvelle baisse des remboursement des médicaments et le refus d’accorder un coup de pouce au SMIC.

Quand, au moment même où les habitants ont plus que jamais besoin de véritables services publics de proximité, nos collectivités sont traitées de la même manière que les ménages.

Comment, dans ces conditions, maintenir notre capacité à répondre aux besoins des habitants, comment continuer à développer nos territoires quand le service public d’Etat se voit réduit de nouveau de 34.000 postes, quand il est livré à la concurrence et aux appétits du monde de la finance, quand le service public territorial est mis à mal par les transferts de charges que le gouvernement lui impose, par l’asphyxie financière qu’il lui fait subir, par la mise en place de réforme aussi inefficaces qu’injustes ?

On nous explique que toutes ces dispositions seraient rassurantes, je vous laisse apprécier ces quelques exemples :

• Pour le budget 2011 de l’Etat, le gouvernement promet de s’en prendre aux niches fiscales, mais en réalité il sollicite le porte-monnaie des jeunes mariés, des assurés sociaux, des salariés et annonce le gel des dotations des collectivités locales pour les 3 années à venir, après avoir réduit puis supprimé la Taxe Professionnelle.

• Le budget 2011 de l’Etat est également marqué d’une baisse sans précédent des moyens alloués au sport. Ainsi, après avoir déjà baissé de près de 40 % depuis 3 ans, il accuse une nouvelle régression de près de 15 % cette année. Nous sommes bien loin des annonces fracassantes du Président de la République qui promettait de consacrer au sport 3 % du budget de l’Etat et ce sont encore les collectivités locales qui sont amenées à se substituer à ces désengagements alors qu’elles contribuent déjà au financement du sport à hauteur de 24 %.

Nous le voyons bien au travers de ces dispositions, le gouvernement consacre toute son énergie à remettre en cause toutes les avancées sociales, tous les droits des citoyens, des salariés et des associations.

Et puis quoi encore, demain, il n’y a pas de fin dans ce système- là !

« Ça suffit » c’est ce qu’ont voulu faire entendre depuis des mois les salariés tant du public que du privé, les jeunes en quête d’avenir, les retraités, les gens en recherche d’emplois et les élus en manifestant par millions pour exprimer leur refus de l’austérité, leur refus de supporter les conséquences d’une crise dont ils ne portent aucune responsabilité, à exprimer leur colère face à tant d’injustices qui n’ont qu’un objectif : remettre en cause tous nos acquis. En 2010, la mobilisation a été d’une ampleur exceptionnelle avec 71 % de Françaises et de Français qui ont soutenu les mouvements sociaux et plus de 3 millions de manifestants pour rejeter la réforme des retraites mais également pour rejeter toutes les mesures gouvernementales engagées au pas de charge et de manière autoritaire, sans aucune concertation ni avec les élus, ni avec les populations et qui ne visent qu’à diminuer les dépenses publiques et sociales.

Cependant, au lieu de mettre en œuvre d’autres choix politiques, c’est l’autoritarisme qu’applique le gouvernement. D’ailleurs après la réforme des retraites, la réforme territoriale en est une autre belle illustration !

C’est un véritable remodelage de notre société que le gouvernement entend mener, en organisant la réduction drastique du service public, en mettant tout en œuvre pour favoriser la disparition ou le regroupement des collectivités, au risque d’aboutir à éloigner les citoyens des centres de décisions. Il faut coûte que coûte simplifier, clarifier, optimiser le « millefeuille territorial » nous explique-t-on ?

Et en voici la preuve, de 40 Conseillers Généraux et Régionaux, nous passerons en 2014 à 22 Conseillers Territoriaux siégeant à la fois au département et à la région.

Comment suivre dans de telles conditions tous les dossiers ? C’est quasiment mission impossible. Cela conduira fatalement à la mise en place d’un pouvoir technocratique qui décidera à la place des élus.

Dans ces perspectives nous sommes en droit de nous interroger sur l’avenir du Canton de Guérigny en 2014.

Est-ce qu’il va à nouveau être soumis à la tentative de charcutage électoral, comme ce fut le cas lors de la réforme des législatives, et ce malgré l’opposition de l’ensemble des élus du canton ? Ou allons – nous le préserver ? C’est une question à laquelle je souhaite que soit associé l’ensemble des élus et de la population, pour débattre et décider ensemble de l’avenir de notre canton.

Mais ce n’est pas tout, avec cette loi, le gouvernement entend également bouleverser les fondements du partenariat « pouvoir public – associations ».

La suppression de la clause de compétence générale prévu dès 2015 interdira aux Régions et aux Départements de continuer à soutenir les initiatives des associations dès lors qu’ils ne seront plus de la compétence de la collectivité.

Le recours aux financements croisés, qui permettaient aux associations de solliciter plusieurs niveaux des financements des collectivités pour budgétiser un projet important de développement, ne sera plus possible.

Comment ne pas voir alors que l’objectif affiché est de détruire les politiques publiques en privant les collectivités des moyens nécessaires pour répondre aux besoins de nos habitants, de nos associations ?

Si cette situation devait se poursuivre, voire s’aggraver, ce seront des services aux habitants qui ne pourront plus être assurés et la vie quotidienne de chacun qui sera touchée avec l’impossibilité d’entretenir les installations sportives, culturelles, de loisirs, la voirie, nos écoles, la restauration scolaire, les services à nos aînés, le volet social.

Quant aux associations, outils incontestables de solidarité et de vie sociale, elles seront directement concernées par ces perspectives et de fait menacées.

Au regard de ces menaces, j’invite à ne pas baisser les bras et c’est cet espoir que je souhaite partager avec vous en ce début 2011.

En effet, mesurons combien les originalités de Varennes-Vauzelles, de notre Canton comptent dans les politiques départementales. Leurs histoires, leurs richesses associatives, leurs forces d’innovation, sont autant de références qui comptent dans la Nièvre et nous y sommes très attachés.

Le rôle d’un Maire, d’un Conseiller Général, c’est aussi de contribuer à la promotion et au développement de son territoire et pour ma part, je considère que notre ville, que notre Canton, que la Nièvre ont des atouts qu’il faut préserver et valoriser. Je veux croire en l’avenir de la Nièvre. Je veux croire au retour de la création d’emplois, d’activités et à l’ouverture de nouveaux chantiers.

Pour cela il me semble qu’il ne faut plus céder à une démarche qui vise à piller nos territoires comme TOTAL l’a fait à Prémery au seul profit des actionnaires et du monde de la finance, mais bien au contraire poser des exigences en direction des grands groupes pour qu’ils pérennisent l’activité notamment quand elle s’appuie sur un véritable savoir-faire et pour permettre aux populations de pouvoir continuer de vivre décemment de leur travail.Parce que la question du travail est très liée aussi à celle des salaires. Or, nous savons bien que dans notre département la question des bas salaires est à combattre ensemble.



Tout comme je condamne les orientations qui conduisent au tout camion alors que qu’autres infrastructures pourraient assurer de vraies complémentarités de transport, et je pense plus particulièrement au rail ou aux voies navigables. Ce qui ne s’oppose pas à la modernisation de nos axes routiers comme l’A77.

Ainsi l’électrification de la ligne Nevers / Chagny inscrite au contrat de projet 2007-2013 doit absolument être réalisée car elle est indispensable au désenclavement du département, au maintien des emplois de cheminots nivernais et au développement de cet axe ferroviaire important qui relie la façade atlantique à l’est de l’Europe.

Tout comme avec le soutien de la Région, je ne désespère pas que l’on gagne la réouverture au trafic-voyageurs de la ligne Nevers – Guérigny sans abandonner le secteur automobile qui a toute sa place dans notre département.

Ne doit-on pas prendre appui sur l’ISAT, pour développer d’autres créneaux comme les secteurs énergétiques ou acoustiques au moment où se pose la question de nouvelles mesures d’évolutions dans l’isolation des bâtiments et des équipements ?

Il y a des atouts dans d’autres domaines, je pense au gisement de Charbon de Lucenay soutenu par le département et la région. Il ne faut pas abandonner cette perspective. La dernière vague de froid a mis en évidence la nécessité de développer les ressources énergétiques. Des régions comme la Bretagne ont été menacées de coupures d’électricité. Il faut réouvrir ce dossier avec l’objectif d’une exploitation propre de ce gisement et qu’il puisse enfin se concrétiser.

Je me réjouis qu’un projet de transformation du bois dans le département voit le jour à Corbigny.

Mais comme vous le savez nous rencontrons des obstacles dans des projets économiques que nous portons. Le recours contre l’implantation de « Leroy Merlin » a conduit cette enseigne à renoncer. Il s’agit d’un manque à gagner très important sur le plan de l’emploi, de l’activité et du renforcement de l’attraction commerciale de l’agglomération.

Nous ne renonçons cependant pas et nous travaillons à favoriser un nouveau projet de bricolage.

Nous avons également obtenu une autorisation pour 11.000 mètres carrés de surface de vente aux Commailles. Un recours au Conseil d’Etat vise à nous empêcher de mener à bien cette opération. Nous allons donc redéposer un nouveau dossier, en accord avec le promoteur de cette opération.

Dans ce département qui souffre tellement, il est suicidaire de vouloir empêcher la réalisation de tels projets qui portent sur plus de 15 millions d’euros et qui impliquent la création de 230 emplois.

Cependant je me réjouis de voir que plusieurs projets d’activités se concrétisent dans la zone industrielle.

La zone d’activités tertiaire du Bengy est opérationnelle.

Et bonne nouvelle pour la jeunesse. L’enseigne « Mac Do » a ouvert à côté d’Intermarché à la fin du mois de décembre dernier.

Parallèlement à ces initiatives pour favoriser l’activité et l’emploi, notre ville a mené une politique de logement au travers de la réalisation de zones d’aménagement concerté, de réserves foncières pour réaliser de nouveaux programmes de construction.



Varennes-Vauzelles souhaite pouvoir répondre à la demande de logement des habitants et notamment les jeunes, ainsi qu’à celle des salariés qui y travaillent. En effet, Varennes-Vauzelles compte 400 entreprises et commerces qui emploient 4.200 salariés.

Vous voyez, la volonté de développer le service public de proximité, d’être à l’écoute des habitants, des élus, des associations, de vouloir poursuivre le développement d’une ville comme la nôtre où chacun s’y sent bien ne manque pas, seulement elle ne peut trouver d’issue que dans un changement profond de politique nationale, elle ne peut s’établir que dans des contenus qui respectent les salariés, les familles, les jeunes, le travail des associations, les élus locaux.

Soyez assurés que je participerai à toutes les initiatives qui viseront à faire entendre ces aspirations à vivre mieux, à faire échec à cette politique dévastatrice et à faire renaître l’espoir d’une véritable alternative qui réponde à nos attentes, à celles de nos populations, à notre avenir, et celui de nos territoires.

Tout comme je poursuivrai mon soutien et mon aide à impulser le dynamisme de la vie associative et économique de notre canton.

C’est d’ailleurs le cas avec l’ensemble des sections qui composent l’ASGU et l’ASAV Omnisports où j’ai pu apprécier la détermination et l’engagement de ces dizaines d’éducateurs, de bénévoles, afin que l’apprentissage du sport soit avant tout une priorité à l’égard des jeunes.

Comme c’est enfin le cas avec les différentes associations culturelles, de loisirs ou encore celles qui oeuvrent pour la solidarité et toutes celles et ceux qui s’impliquent au quotidien dans toutes formes d’actions, contribuant à apporter une aide aux plus démunis.

En 2011, nous aurons ensemble différentes occasions de marquer ces aspirations.

Nous saurons encore nous rassembler pour résister aux mauvais coups, pour faire avancer des projets, pour défendre nos associations, nos communes et notre département.

Alors, c’est avec beaucoup de détermination que nous abordons cette année 2011, et sachez que je resterai à chaque moment votre interlocuteur, votre partenaire, votre soutien.

Bonne année 2011 à vous tous, continuons à œuvrer ensemble, dans notre diversité, à la construction d’une perspective de progrès dont nous avons tant besoin et qui nous rassemble.

Je terminerai mon propos sur cet espoir et vous convie dès à présent à déguster la traditionnelle galette républicaine autour du verre de l’amitié.

 

Madame le Maire, Mesdames et Messieurs les élus Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Permettez-moi à mon tour de vous adresser ainsi qu’à vos familles et vos proches, mes meilleurs vœux.

Que cette nouvelle année vous soit la plus agréable possible et puisse vous apporter joie et santé, mais aussi réussite, à vous Mesdames et Messieurs les élus dans vos projets municipaux, mais aussi à vous Mesdames et Messieurs les présidents d’association et bénévoles, dans toutes vos activités.

Comme dans le passé, je souhaite poursuivre des échanges et relations constructifs pour faire vivre notre canton, être à votre écoute et au service de nos habitants, en défendant l’intérêt de nos collectivités et de nos territoires.

En tant que Conseiller Général, je suis fier à chaque fois que l’on fait allusion à l’immense richesse et au dynamisme de notre canton. Nous sommes à même de constater que tout cela ne serait pas possible sans l’implication de notre tissu associatif et sportif.

Grâce à votre implication, à votre disponibilité, l’ensemble des habitants et notamment les jeunes peuvent y trouver des activités pour s’épanouir tant dans la culture, le loisir que le sport. D’ailleurs la seconde édition des cantonad’s Guérignoises a été une très belle illustration de votre investissement et je souhaitais à nouveau vous remercie toutes et tous.

En ce début d’année j’aurais bien volontiers souhaité à chacun le meilleur, c'est-à-dire l’espoir d’un avenir meilleur, de changement, qui réponde à mes attentes. Seulement nous le constatons déjà, 2011 s’inscrit dans le prolongement d’un contexte économique et social particulièrement difficile pour l’ensemble des populations comme pour nos collectivités et fait naître inquiétudes et incertitudes.

Comment peut –il en être autrement ? Un grand nombre de Nivernaises et Nivernais continue à voir leur condition de vie se dégrader, frappée par la précarité, les inégalités et l’explosion de la pauvreté. Légitime de s’inquiéter, quand tant de gens s’enfoncent dans les difficultés dont ils ne peuvent plus sortir sans vrai travail, ni un salaire décent. Ou encore Légitime de s’inquiéter quand tant de gens sont contraints à avoir recours aux aides et ne survivent uniquement avec les minima sociaux comme ces 10 000 Nivernais.

Alors que la vie devient de plus en plus difficile pour nombre de familles et que le pouvoir d’achat du plus grand nombre recule, on nous annonce déjà de nouvelles hausses comme celles de l’électricité de 3.22% après celle du Gaz de 15 %, de nouvelle hausse du forfait hospitalier, des assurances, de l’essence, des abonnements internet, une nouvelle baisse des remboursement des médicaments et le refus d’accorder un coup de pouce au SMIC.

Cela devient insupportable au moment ou le gouvernement fait des annonces en voulant s’en prendre aux niches fiscales, alors qu’en réalité il sollicite le porte-monnaie des jeunes mariés, des assurés sociaux, des travailleurs.

Quel Mépris ! Toutes ces orientations ne font qu’aggraver la vie des familles. A chaque occasion qui m’est donnée, je dénonce ces politiques injustes qui frappent les plus petits, les plus faibles, les plus humbles, pendant que riches et puissants continuent de surfer sur la spéculation et les profits. D’ailleurs les collectivités sont traitées de la même manière que les familles et rencontrent les mêmes difficultés.

Toutes ces réformes, que ce soit celle des retraites ou encore des collectivités Territoriales, sont engagées au pas de charge et de manière autoritaire, sans aucune concertation ni avec les élus, ni avec les populations, et constituent une attaque sans précédent de notre société, de notre République et de ses valeurs, visant à diminuer les dépenses publiques et sociales



Le gouvernement consacre toute son énergie à remettre en cause toutes les avancées sociales, tous les droits des citoyens et des salariés. C’est un véritable remodelage de notre société qu’il entend mener par le biais de réforme dont celle de la Reforme Territoriale, en organisant la réduction drastique du service public, en mettant tout en œuvre pour favoriser la disparition ou le regroupement des collectivités, au risque d’aboutir à éloigner les citoyens des centres de décisions. Il faut coûte que coûte simplifier, clarifier, optimiser le « millefeuille territorial » nous explique-t-il ?

Et en voici la preuve, de 40 Conseillers Généraux et Conseillers Régionaux, nous passerons en 2014 à 22 Conseillers Territoriaux siégeant à la fois au département et à la région.

Comment suivre dans de telles conditions tous les dossiers ? C’est quasiment mission impossible. Cela conduira fatalement à la mise en place d’un pouvoir technocratique qui décidera à la place des élus. C’est la volonté de transformer les collectivités en rouages de l’Etat. C’est ni plus ni moins, la disparition progressive des départements au profit des grandes régions.

Quant aux associations, elles sont également menacées par ces orientations notamment avec la suppression de la clause générale de compétence, la limitation et l’encadrement des financements croisés cela empêchera la mise en œuvre de politiques communes. C’est tout le tissu associatif qui se trouvera alors fragilisé.

Pourtant ce tissu associatif est attaché à son canton, tout comme l’ensemble de nos concitoyens. Oui, nous sommes attachés à son histoire, ces acquis.

Or qu’adviendra-t-il de ce dernier en 2014 ? Est ce qu’il va à nouveau être soumis à la tentative de charcutage électoral, comme ce fut le cas lors de la réforme des législatives, et ce malgré l’opposition de l’ensemble des élus du canton ? Où allons – nous le préserver ? C’est une question à laquelle nous souhaitons associer l’ensemble des élus et de la population, pour débattre et décider de l’avenir de notre canton.

Les originalités de notre canton comptent dans les politiques départementales. Son histoire industrielle, sa richesse associative, sa force d’innovation, sont autant de références reconnues.

Le rôle d’un conseiller général, c’est de contribuer à la promotion et au développement de nos territoires et pour ma part, je considère que la Nièvre a des atouts qu’il faut préserver et valoriser. Je veux espérer et croire en l’avenir de la Nièvre. Et à ce titre que j’ai contribué aux échanges pour l’élaboration du projet « Nièvre 2021 ». J’espère et je veux croire au retour de la création d’emplois, d’activités et à l’ouverture de nouveaux chantiers.

C’est pourquoi je condamne les orientations qui conduisent au tout camion alors que qu’autres infrastructures pourraient assurer de vraies complémentarités de transport, et je pense plus particulièrement au rail ou aux voies navigables. Ce qui ne s’oppose pas à la modernisation de nos axes routiers comme l’A77. Avec le soutien de la Région, je ne désespère pas que l’on avance et que l’on aboutisse à la réouverture au trafic-voyageurs de la ligne Nevers – Guérigny.

Mais il y a des atouts dans d’autres domaines, je pense au gisement de Charbon de Lucenay soutenu par le département et la région. Il ne faut pas abandonner cette perspective me semble-t-il ? La dernière vague de froid a mis en évidence la nécessité de développer les ressources énergétiques. Des régions comme la Bretagne ont été menacées de coupures d’électricité. Il faut ré ouvrir ce dossier avec l’objectif d’une exploitation propre de ce gisement et qu’il puisse enfin se concrétiser.

Je me réjouis aussi qu’un projet voit le jour à Corbigny, dans la transformation du bois. Ce sont autant de dossiers qu’il faut porter et soutenir. Notre ambition commune n’est- elle pas que nos jeunes puissent demain vivre et travailler dans la Nièvre.

En 2011, je suis confiant pour que l’on puisse se rassembler, comme nous savons le faire dans ce canton, pour porter ensemble, des exigences de changement et pour défendre notre territoire, nos collectivités, nos associations.

Je vous remercie pour votre écoute et vous renouvelle mes meilleurs vœux pour 2011. J’espère vous retrouver ce mercredi à 18h au Centre Gérard Philipe à Varennes-Vauzelles, où vous êtes tous cordialement invités lors de la traditionnelle cérémonie des vœux de votre Conseiller Général.

 

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élus Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Permettez-moi à mon tour de vous adresser, Mesdames, Messieurs, ainsi qu’à vos familles et vos proches, mes meilleurs vœux.

Que cette nouvelle année vous soit la plus agréable possible et puisse vous apporter joie et santé, mais également réussite, à vous Mesdames et Messieurs les élus dans vos projets municipaux, mais aussi à vous Mesdames et Messieurs les présidents d’association et bénévoles, dans toutes vos activités.

Je renouvelle le souhait de poursuivre avec vous, nos échanges et relations constructifs pour faire vivre notre canton, être à l’écoute et au service de nos populations et pour défendre l’intérêt de nos collectivités et le développement de nos territoires.

En ce début 2011, mes pensées et mes vœux vont tout particulièrement vers les Nivernaises et Nivernais qui souffrent de cette situation qui rend la vie de plus en plus difficile ou encore par une situation personnelle affectée par la maladie, le deuil, la solitude.

Plus de 1,5 million de personnes sont aujourd’hui en situation d’extrême pauvreté dans notre pays, et notre département nous le savons n’est pas épargné par cette situation avec les nombreuses destructions d’emplois, avec l’augmentation du chômage de 9 % portant à plus de 11.000 le nombre de demandeurs d’emploi, avec près de 10.000 Nivernais concernés par les minima sociaux.

Permettez-moi d’avoir une pensée particulière pour toutes ces familles, ces jeunes, ces salariés qui sont les plus touchés. Alors que le malaise économique et social mine notre pays, 2010 restera malheureusement le marqueur de ce mal être.

A chaque occasion, je dénonce cette politique nationale injuste qui frappe les plus petits, les plus faibles, les plus humbles, pendant que riches et puissants continuent de surfer sur la spéculation et les profits. L’état n’apporte pas les réponses dont le pays a besoin et plus particulièrement dans cette dernière période avec les projets de réformes que je considère comme extrêmement graves pour notre société que ce soit la réforme des retraites où toutes catégories confondues, jeunes, retraités, salariés se sont retrouvés pour condamner ce projet, ou la réforme territoriale. Toutes ces mesures ne visent qu’à diminuer les dépenses publiques et sociales et elles nous concernent tous.

C’est un véritable Front Populaire de Résistance qui s’est progressivement construit en 2010 contre la réforme des retraites avec plus de 71 % de Français qui se sont reconnus dans cette mobilisation et 3 millions de manifestants avec un sentiment partagé que les moyens existent pour trouver une autre réponse qui garantisse le droit à la retraite.

Ne faut- il pas encourager et contribuer à cette quête pour une société plus juste ? Alors nous pourrions ainsi reprendre la phrase d’Albert Camus « Ce n'est pas la révolte elle-même qui est noble, mais ce qu'elle exige ». En clair, nous avons des valeurs à défendre, des idées, des projets, l’espoir d’un avenir meilleur.

Or nous pouvons dire que le gouvernement consacre toute son énergie à remettre en cause toutes les avancées sociales, tous les droits des citoyens et des salariés. C’est un véritable remodelage de notre société qu’il entend mener par le biais de la réforme Territoriale, en organisant la réduction drastique du service public, en mettant tout en œuvre pour favoriser la disparition ou le regroupement des collectivités, au risque d’aboutir à éloigner les citoyens des centres de décisions. Il faut coûte que coûte simplifier, clarifier, optimiser le « millefeuille territorial », nous dit ce dernier.

Or la réforme de l’organisation territoriale, avec l’apparition d’un Conseiller Territorial, chapeautant à la fois le Conseil Général et Régional, n’apportera que complications et confusions.

Toutes ces réformes, engagées au pas de charge et de manière autoritaire car prises sans aucune concertation ni avec les élus, ni avec les populations constituent une attaque sans précédent de notre société, de notre République et de ses valeurs.

Il n’y a qu’à voir les points importants mis en avant dans cette réforme : renforcement du pouvoir des Préfets, mise en œuvre d’un nouveau mode de scrutin favorisant le bipartisme, réduction du nombre de cantons, diminution du nombre d’élus. Ainsi de 32 Conseillers Généraux et de huit Conseillers Régionaux, la Nièvre gardera un total de 22 Conseillers Territoriaux siégeant à la fois au Conseil Général et au Conseil Régional et nous passerons de 32 cantons à 22 territoires.

Comment suivre dans de telles conditions tous les dossiers ? C’est quasiment mission impossible et cela conduira fatalement à la mise en place d’un pouvoir technocratique qui déciderait à la place des élus. Mais c’est également la volonté de faire disparaître les communes et de transformer les collectivités en rouages de l’Etat. C’’est la disparition progressive des départements au profit des grandes régions.

Comment ne pas voir la volonté de livrer nos territoires aux appétits financiers et qu’une fois les services publics réduits à néant, les populations n’auront d’autre choix que celui de payer en fonction de la loi du marché et de la concurrence? Il n’y a qu’à voir la hausse du gaz qui s’élève à 15% et celle de l’électricité qui représente une hausse de 3.22%. Que peut justifier de telles hausses en dehors des seuls intérêts des actionnaires de Suez ? Or si les communes et les départements existent, c’est bien pour répondre aux besoins des habitants et plus particulièrement de la petite enfance, de la jeunesse de nos aînés et aux besoins de nos territoires.

Aujourd’hui les élus de toutes les collectivités confondues sont amenés à faire tous le même constat. Beaucoup d’incertitudes pèsent sur nos capacités à répondre aux attentes de nos populations et notamment du fait de la diminution importante de ses finances.

Quant aux associations, outil incontournable de la solidarité et de la vie sociale, elles sont également menacées par ces orientations. Et avec la suppression de la clause générale de compétence, la limitation et l’encadrement des financements croisés empêcheront la mise en œuvre de politiques communes. C’est tout le tissu associatif qui se trouvera alors fragilisé.

Pour ma part, je pense que rien ne peut justifier de telles décisions. La preuve, la réussite de la 2ème édition des Cantonad’s Guérignoises. Ce fut un temps fort apprécié de nos populations et je tenais à nouveau à remercier toutes celles et ceux, élus, associations, bénévoles qui ont œuvré auprès de Daniel Gobet. Cette manifestation est originale. Elle reste unique dans la Nièvre. Elle traduit l’attachement profond de chacun et chacune que nous portons à notre canton de Guérigny. Oui, nous sommes attachés à son histoire, ces acquis.

Or qu’adviendra-t-il de notre canton en 2014 ? Est ce qu’il va à nouveau être soumis à la tentative de charcutage électoral, comme ce fut le cas lors de la réforme des législatives où nous nous sommes retrouvés rattachés d’autorité et sans aucun fondement à la circonscription du Morvan, alors même que notre histoire est liée depuis toujours à celle du Val de Loire, et ce malgré l’opposition de l’ensemble des élus du canton ?

Ou au contraire allons-nous gagner le maintien de son identité ? Pour ma part, je souhaite que nous puissions rapidement débattre de cette question avec l’ensemble des habitants.

Mesurons combien les originalités de notre canton comptent dans les politiques départementales. Son histoire industrielle, sa richesse associative, sa force d’innovation, sont autant de références qui comptent dans la Nièvre.

Ne faut-il pas poser des exigences en direction des grands groupes pour pérenniser les activités, le savoir faire des salariés Nivernais et permettre aux populations de vivre décemment de leur activité sur leur territoire ?

Je veux espérer et croire en l’avenir de la Nièvre. J’ai contribué aux échanges de cette perspective du projet « Nièvre 2021 » dans ce sens. J’espère et je veux croire au retour de la création d’emplois, d’activités et à l’ouverture de nouveaux chantiers pour nos entreprises nivernaises. Tout comme je reste attentif aux questions d’environnement au moment où le Conseil Général travaille à construire l’avenir de la Nièvre avec l’agenda Nièvre 2021.



Vous le savez bien, je condamne ces orientations qui conduisent au tout camion alors que qu’autres infrastructures pourraient assurer de vraies complémentarités, et je pense au rail ou aux voies navigables. De ce point de vue notre département a des atouts, nous sommes au centre des échanges et des communications. Il faut privilégier leur développement sans oublier la modernisation de nos axes routiers avec l’A77. Tout comme avec le soutien de la Région, je ne désespère pas non plus que l’on voit la réouverture au trafic-voyageurs de la ligne Nevers – Guérigny.

Mais nous n’avons pas que des atouts dans ce domaine, je pense au gisement de Charbon de Lucenay soutenu par le département et la région. Il ne faut pas abandonner cette perspective. Grand nombre d’opposants ont mis en avant que les énergies étaient suffisantes dans ce pays. Or, la dernière vague de froid a mis en évidence le contraire. Des régions comme la Bretagne ont été menacées de coupures d’électricité. Avec une exploitation propre, il faudrait travailler pour que l’exploitation de ce grand gisement devienne une réalité.

Je me réjouis qu’un projet de transformation du bois dans le département, voit le jour à Corbigny. Ce sont autant d’atout qu’il faut porter. Et sans doute d’autres créneaux peuvent répondre à des enjeux d’avenir.

J’ai une grande ambition, un rêve, me diront certains ! C’est que nos jeunes puissent demain dire «je peux vivre et travailler dans la Nièvre».

Je laisse la place ! Je pense que j’ai été assez bavard comme d’habitude me direz-vous ! Mais sur des questions qui me passionnent autant comme celles-ci, je ne peux faire autrement.

Je vous remercie pour votre accueil mais aussi pour votre écoute. Je vous renouvelle mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année et j’espère vous retrouver très bientôt lors de la traditionnelle cérémonie des vœux de votre Conseiller Général qui se déroulera le mercredi 12 janvier 2011 à 18h au Centre Gérard Philipe à Varennes-Vauzelles, où vous êtes tous cordialement invités.

 

Pascal Reuillard, Maire de Varennes Vauzelles, Conseiller Général du Canton de Guérigny,

Vous présente ainsi qu'à tous ceux qui vous sont chers ses meilleurs voeux de bonheur, de santé et de paix. Vivre mieux et diguement, voilà ce que chacun d'entre nous est en droit d'attendre pour cette nouvelle année. Que 2011 soit l'année du ressemblement, de la solidarité et du partage pour défendre les vraies valeurs, celle de la république, en imposant de vrais changments pour bâtir ensemble un avenir meilleur.

"leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une" Jean Ferrat

 

Monsieur le Président, chers collègues,

Alors que nous nous apprêtons à débattre des orientations budgétaires de notre Département pour l’année à venir, ces orientations se situent d’ores et déjà dans le prolongement d’un contexte économique et social particulièrement difficile pour l’ensemble des Nivernaises et des Nivernais comme pour nos collectivités qui subissent de plein fouet les effets de la crise.

Notre Département est particulièrement touché par de nombreuses destructions d’emplois industriels, le taux de chômage a progressé de près de 9 % et ce sont plus de 10.000 familles qui se trouvent aujourd’hui confrontées aux minima sociaux, engendrant, comme il est mentionné dans le document, une augmentation de la charge départementale de plus de 11,5 % représentant un coût de 19 millions d’euros.

Dans le même temps, le rapport moral et d’orientation du Secours Populaire, présenté dernièrement à Bourges lors de l’assemblée générale 2010, fait état que les demandes alimentaires ont augmenté de 25 % en 2009 et malheureusement pour 2010 la tendance est encore à la hausse.

Et on nous annonce, une nouvelle hausse de l’électricité de 3.22% après celle du Gaz de 15 %. Que peut justifier de telles hausses en dehors des seuls intérêts des actionnaires de Suez.

Ce n’est plus acceptable, et ce sont toutes ces situations extrêmement graves qui ont conduit depuis des mois les salariés tant du public que du privé, les jeunes en quête d’avenir, les retraités, les gens en recherches d’emplois et un certain nombre d’élus à manifester pour exprimer leur refus de supporter les conséquences d’une crise dont ils ne portent aucune responsabilité.

Et permettez- moi de dire que cette mobilisation a été d’une ampleur exceptionnelle puisque 71 % de Françaises et de Français ont soutenu ces moments sociaux et plus de 3 millions y ont participé dans des courants d’idées très divers pour bien sur rejeter la réforme des retraites, mais également pour rejeter la Réforme territoriale, les réductions massives des emplois dans la fonction publique, la baisse des remboursements de soins, l’attaque contre les services publics, la remise en cause de la qualité de l’école publique ou encore la casse du logement social, toutes ces mesures gouvernementales qui ne visent qu’à diminuer les dépenses publiques et sociales.

Ces orientations aggravent la vie au quotidien de plus en plus de famille.

Je reçois chaque jour des gens brisés par des difficultés dont ils ne peuvent sortir sans vrai travail, sans salaire décent, qui ne savent même plus comment ils vont finir les fins de mois, comment ils vont payer leurs factures, comment ils vont pouvoir se soigner et à qui on demande toujours et encore plus de sacrifices alors que dans le même temps l’insolence des profits de la bourse et des entreprises du CAC 40 se poursuit.

Quel Mépris de la souffrance des familles, des salariés et des jeunes ! Quel Mépris des élus et des collectivités territoriales ! On nous explique sans arrêt que toutes les dispositions qui sont prises seraient rassurantes, qu’il y aurait moins de chômage.

Or, je ne dois pas vivre dans le même monde car rien que pour la ville de Varennes-Vauzelles, la progression du chômage a bondi de 30 % cette année.

On nous explique également que les caisses de l’Etat sont vides et qu’il faut réduire les dépenses publiques. Or, entre le bouclier fiscal, la fraude fiscale, les allègements et exonérations de charges sans contrepartie accordées aux entreprises, les droits de succession, la défiscalisation des valeurs mobilières, l’impôt de solidarité sur la fortune, la taxation des actifs financiers, il serait possible de remplir les caisses de l’Etat à hauteur de 122 milliards d’euros supplémentaires.

Mais au lieu de mettre en œuvre d’autres choix politiques, le gouvernement préfère s’en prendre systématiquement à l’ensemble des services publics, réduire les dotations des collectivités, supprimer les subventions, augmenter les transferts de charges.

A plusieurs reprises, j’ai déclaré dans cette assemblée que dans notre pays, les gens comme les collectivités locales sont traités de la même manière.

Face à l’ensemble de ces résistances, de ces aspirations, c’est l’autoritarisme que veut mettre en place le gouvernement. D’ailleurs la réforme territoriale en est une belle illustration !

Avec cette loi, il s’agit pour le gouvernement de transformer les collectivités en simples rouages d’un Etat qui décide de l’essentiel à la place des élus.

Il veut ainsi briser une démocratie locale en empêchant les habitants d’élire librement leurs élus locaux en instituant, pour l’élection des conseillers territoriaux, un mode de scrutin particulièrement injuste.

En obligeant un cumul de mandat entre le département et la région, il veut priver les élus de leur possibilité de suivre les dossiers, laissant dans les faits carte blanche aux techniciens pour appliquer les orientations du gouvernement.

Il programme déjà la disparition des départements, appelés à se fondre dans de grandes régions.

Dans notre 5ème République c’est du jamais vu, c’est un recul sans précédent.

Au moment où au contraire les populations ont plus que jamais besoin de véritables services publics de proximité, le département en est d’ailleurs la parfaite illustration sur le volet social. On nous parle maintenant de réaliser des jardins d’enfants engendrant à court terme la suppression de l’école maternelle alors que le Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves vient de conclure que notre système scolaire ne parvient pas à favoriser la réussite des élèves.

Et puis quoi encore demain, il n’y a pas de fin dans ce système- là !

Vous savez, je ne pense pas que l’on puisse être un élu efficace au service des habitants en se bouchant les yeux sur ce qui se passe autour de nous.

Nous avons au contraire à nous saisir de ces questions.

Je fais partie de ceux qui veulent croire que l’on peut construire un avenir meilleur.

D’ailleurs ce matin, il y a eu des échanges constructifs sur cette question et cela doit nous amener à affirmer une démarche rassembleuse pour soutenir tous ces salariés, tous ces gens qui souffrent, pour leur ouvrir affirmant que l’on peut faire autrement.

Oui, nous sommes confrontés à des choix de société. Soit on continue de s’enfoncer, soit on cherche de nouvelles perspectives où l’on replace les intérêts des concitoyens au centre des choix et des décisions.

Et pourquoi ne pas donner un signe fort de notre assemblée en affirmant notre refus de la réforme territoriale, en affirmant que l’on exige que la Nièvre continue de vivre et pour cela qu’elle a besoin d’une assemblée départementale qui préserve et renforce ses prérogatives et ses compétences. Ainsi notre collectivité a besoin de nouveaux moyens financiers à la hauteur des responsabilités que nous assurons.

L’avenir de la Nièvre passe par ces exigences.

Voilà à la fois la contribution et l’espoir que je souhaitais vous faire partager aujourd’hui.

 

MOTION DEPOSEE ET ADOPTEE A L'UNANIMITE PAR PASCAL REUILLARD, CONSEILLER GENERAL DU CANTON DE GUERIGNY

L'ELECTRIFICATION DE LA LIGNE NEVERS-CHAGNY :UN ENJEU DE TERRITOIRE

Chacun a pu prendre connaissance dernièrement, que l'électrification de la portion de Voie Ferrée Centre Europe Atlantique (VFCEA) entre Nevers et Chagny ne faisait plus partie des priorités de l'Etat bien que celle-ci soit inscrite au Contrat de Projet 2007-2013 au titre du Schéma National des Infrastructures de Transport.

Or, cette voie constitue un grand projet d'aménagement du territoire rattachant l'Atlantique à l'Europe Centrale une alternative au transport routier.

Traversant un espace industriel fait d'un million d'emplois et un bassin de vie de plusieurs millions d'habitants, l'électrification de cet axe ferroviaire constitue un enjeu partagé et porté par des élus, des acteurs économiques divers.

C'est ainsi que des travaux importants ont été réalisés entre Nantes et Bourges et que l'électrification de Bourges-Saincaize est en cours de réalisation pour être achevée début 2012 dans le cadre du Contrat de Projet Etat/Région Centre.

Ces travaux, qui génèrent des investissements importants, pourraient voir leur efficacité réduite, voire annulée, si la liaison Nevers-Chagny (dernier chaînon manquant de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique) n'était pas électrifiée.

La Région Bourgogne en inscrivant l’électrification de ce tronçon dans le Contrat de Plan et en cofinançant avec l'Etat une étude d'opportunité en cours d'achèvement met en avant les enjeux que représentent ces perspectives pour le développement de nos territoires.

Or, cette remise en cause est en pleine contradiction avec les orientations du Grenelle de l'Environnement. Pourtant, il s’agit de poursuivre l’électrification d’une section de seulement 160 km sur une ligne qui en représente des milliers.

Comment accepter ce revirement, au moment où tout le monde s’accorde sur le fait d’agir sur la réduction des rejets du CO² dans l’atmosphère pour préserver l’avenir de notre planète ?

Ce projet permet non seulement d’améliorer une meilleure répartition des modes de transport et notamment des transports de marchandises mais également de rompre avec le tout route.

Les infrastructures existent et offrent un formidable potentiel d’échanges entre toutes les activités portuaires et l’Est de la France et de l’Europe.

Cette modernisation, comme l’indique l’Etude d’opportunité du Conseil Régional revêt également un intérêt pour le transport voyageurs notamment au moment où chacun s’interroge sur la création d’une nouvelle ligne TGV.

D’ailleurs, l’étude souligne l’intérêt que représente l’interconnexion entre les lignes ferroviaires Est-Ouest et Nord-Sud tant pour la Nièvre que l’agglomération de Nevers.

On mesure combien la Nièvre est concernée par la nécessité d’électrifier cette partie de ligne manquante : non seulement cela contribuerait à son désenclavement mais représenterait aussi une garantie de maintien des emplois de cheminots Nivernais et ouvrirait de nouvelles perspectives de développement et d’échange.

Aussi il me semble nécessaire d’intervenir aux côtés de la Région de Bourgogne et de l’ensemble des élus et associations pour interpeller le gouvernement pour que ce dernier respecte les engagements préalablement actés dans le Contrat de Plan.

 

Monsieur le Président, Cher(e) Collègue,

Je ne reviendrais pas sur la question des finances locales, puisque j’ai eu à mainte reprise l’occasion de m’exprimer à ce sujet, mais je tiens à vous assurer de mon soutien sous toute forme d’initiative que nous pourrions prendre au sein de cette assemblée pour faire entendre notre refus de cette situation.

L’Assemblée Nationale a adopté en toute hâte le projet de loi de la réforme Territoriale.

Comme pour la réforme des retraites, le gouvernement, après avoir considérablement modifié la version issue du Sénat, a choisi la manière la plus autoritaire pour faire passer ce texte en refusant d’entendre non seulement la voix des élus , celles des associations et des citoyens, mais aussi, chose inhabituelle, celle du Sénat.

Or d’ici quelques jours, une Commission Mixte Paritaire devrait se réunir pour statuer définitivement sur ce projet de loi.

Mais que ressort –il exactement du texte voté par l’assemblée nationale ?

1. Le mode de scrutin des conseillers territoriaux imposé par le gouvernement par amendement à l’Assemblée nationale, supprimé par le Sénat en juillet, a été réintroduit.

Cette démarche aura pour conséquence de faire obstacle à la parité, de favoriser le bipartisme et de réduire la pluralité politique dans la représentation populaire, ce qui est totalement contraire aux valeurs démocratiques de notre république.

2. La répartition injuste des conseillers territoriaux par département, a elle aussi été réintroduite par le gouvernement.

Ainsi, après la refonte des circonscriptions qui a conduit à priver notre département d’une circonscription donc d’un député, et à rattacher d’autorité le canton où je suis élu à la circonscription du Morvan, il s’agit là avec la diminution prévue dès 2014 du nombre d’élus qui siègeront à la fois aux Conseil Général et Régional, d’un nouvel affaiblissement de la représentation de nos territoires, ce qui conduira à moins d’efficacité et de proximité avec les Nivernais et à l’instauration d’un système technocratique qui décidera à la place des élus.

3. Quant à la clause de compétence générale, le rapporteur et la majorité UMP ont rétabli les points suivants :

- Il sera notamment interdit aux communes de plus de 3 500 habitants de cumuler les subventions départementales et régionales – Idem pour les EPCI de plus de 50 000 habitants.

- La clause générale de compétence est supprimée pour les départements et les régions. Seules les communes la conservent, mais perdent en réalité les moyens financiers de l’exercer ainsi que leurs compétences en matière d’élaboration des plans locaux d’urbanisme qui seront à terme de la compétence des intercommunalités.

Avec la suppression de la taxe professionnelle depuis le 1er janvier 2010, le gel annoncé des dotations entre 2011 et 2014, il s’agit là d’un nouveau mauvais coup porté aux collectivités dont la conséquence directe aboutira à leur asphyxie financière, à l’aggravation de la détresse financière du monde associatif, sportif et culturel et au transfert de nouveaux impôts pour les familles.

Ainsi plutôt que de remettre en cause le bouclier fiscal et les multiples cadeaux prodigués aux contribuables les plus aisés et aux grandes entreprises, l’Etat, sous prétexte de réduire les déficits, décide de s’en prendre aux populations moyennes, aux plus fragiles ainsi qu’à leur dernier rempart social : les collectivités territoriales qui représentent faut-il le rappeler 73 % de l’investissement public du pays.

Alors que la France compte 8 millions de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté, 4 millions de demandeurs d’emploi dont 8.000 pour notre département, alors que notre département a subi la destruction de centaines d’emplois, la baisse des salaires et du pouvoir d’achat, une hausse des loyers de 2,5 %, du Gaz de près de 10 %, de l’électricité de 3 %, ainsi que l’explosion du surendettement et de la précarité, tout cela ne fera qu’aboutir à des difficultés supplémentaires tant pour les populations que nos collectivités.

Mais de très nombreuses voix de toutes sensibilités politiques s’élèvent pour faire entendre leur refus de voir appliquer un tel recul démocratique.

C’est d’ailleurs cette même démarche qui a une nouvelle fois conduit samedi dernier trois millions de manifestants, aux situations et aux opinions diverses, à exprimer leur mécontentement de voir remis en cause le droit à la retraite à 60 ans.

Ces différents mouvements populaires qui s’amplifient chaque jour aux côtés des forces progressistes doivent être entendus par l’Etat parce qu’ il y en a assez de cette succession de mesures qui sont toutes faites pour aggraver la situation des collectivités, des salariés, des ménages, pour remplir toujours plus les coffres-forts des actionnaires, des banquiers, des spéculateurs et des milliardaires.

Pour ma part, je m’inscris aux côtés de toutes celles et ceux qui luttent et portent des propositions alternatives pour la mise à contribution des revenus financiers des entreprises, la suppression du bouclier fiscal ou encore l’augmentation des contributions des revenus issus de l’intéressement, des bonus et stock-options.

Autant de dispositions qui visent à répartir les richesses autrement pour permettre le financement des retraites et plus largement, de la protection sociale, la santé, l’école, ou encore l’aménagement de nos territoires.

Ce sont ces perspectives qui rassemblent de plus en plus nombreux de salariés du public comme du privé, de retraités, de jeunes dans des actions qui non seulement ne faiblissent pas mais aujourd’hui trouvent de la force en affirmant la volonté de franchir une nouvelle étape pour montrer toute la détermination à ne pas céder devant tant de recul de société.

Aussi, notre Assemblée Départementale ne pourrait-elle pas également solliciter nos Parlementaires Nivernais afin qu’ils interviennent auprès du gouvernement pour exprimer notre opposition à la réforme territoriale sous forme d’une motion ou d’une question que nous pourrions poser.

 

Fonds Départmental d'Action Cantonale ou FDAC

Je vous informe que le dépôt des dossiers est maintenant terminé. Je vous remercie de votre conpréhension.

 

réunion des maires du Canton de Guérigny

Chaque année, la réunion des Maires du canton constitue un moment privilégié d'échanges que je tiens à préserver. c'est pour nous l'occasion de débattre ensemble des dossiers en cours et des perspectives d'avenir. Ainsi la réunion aura lieu le jeudi 6 mai 2010 à 18 h à poiseux. Je tenais à remercier, Monsieur le maire de Poiseux, Jean- Louis Fitty, qui nous fait le plaisirde nous accueillir.

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Le Conseil d’Administration de l’Association « les Cantonad’s Guérignoises » se réunira avant l’Assemblée Générale de cette dernière le :

__Mardi 27 avril à 17h30 Mairie d’Ourouër.__

A cette issue, l’Assemblée Générale débutera ainsi à 18 h 00.

L’ordre du jour sera :

• Rapport d’activité, financier et moral pour la saison 2009 / 2010, • Rapport des comptes 2009, • Constitution du nouveau bureau pour l’année de 2010, • Election d’un commissaire aux comptes pour l’année 2010, • Réunion de travail et Programme des « Cantonad’s Guéringoises », • Subvention FDAC 2010 (Fonds Départemental d’Animation Cantonale), • Questions diverses.

L’assemblée générale se clôturera par un pot de l’amitié.

Comptant sur votre présence, nous vous prions de croire, madame, Mademoiselle, Monsieur, en l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

 

Monsieur le Président, Chers Collègues,

Ce Budget Primitif 2010 reprend les enjeux et les problématiques déjà soulevés lors du Débat d’Orientation Budgétaire dernier et s’inscrit dans un contexte de crise économique et sociale très inquiétant qui aujourd’hui pose nombre d’interrogations quant à l’avenir de la Nièvre et de ses habitants.

Nous constatons en effet que notre capacité d’investissement se réduit un peu plus chaque année du fait notamment du désengagement de l’Etat et des transferts de compétences que ce dernier impose sans garantir les niveaux de compensations.

A cela s’ajoute une situation démographique et économique particulièrement préoccupante que rencontre notre département depuis de nombreuses années avec un secteur industriel en grande souffrance, une hausse inexorable du chômage avec une progression de + 1,7 % pour le seul mois de février, portant à près de 8.000 le nombre de demandeurs d’emploi Nivernais, des salaires relativement bas et finalement des familles nivernaises connaissent l’endettement, la précarité, parfois la pauvreté.

Une situation qui, s’il n’y a pas de changement profond et radical de politique dans notre pays, pourrait malheureusement se poursuivre et s’amplifier avec de nouvelles menaces qui pèsent aujourd’hui sue SELNI, même si une issue semble se dessiner, et sur ENERGIA pour laquelle, si vous le permettez, je qualifierai cette situation comme inacceptable.

Avec un taux de chômage national que la plupart des économistes prévoient à 10 % jusqu’à fin 2011 quand déjà plus de 360.000 chômeurs se retrouveront en fin de droit cette année, ce rapport souligne que la désespérance touche 15 millions de personnes qui ne savent même plus comment finir leur fin de mois, sans compter les nouvelles hausses de loyers et d’énergie comme le GAZ qui devrait connaître à partir du 1er avril 2010 une augmentation de 9,7 %.

Aujourd’hui, nous le voyons bien, le pouvoir d’achat des familles est en berne et face à ces situations nous n’aurons bientôt plus la capacité de pouvoir répondre aux attentes de nos concitoyens, notamment en matière de solidarité et d’action sociale.

Les chiffres qui nous sont présentés au travers de ce budget sont d’ailleurs éloquents et traduisent la situation que vivent au quotidien les Nivernais.

La dépense de l’Allocation de Solidarité Active est évaluée à près de 24 millions d’euros, celle concernant l’Allocation Personnalisée d’Autonomie à plus de 28 millions.

Or, face à cette situation, il n’y a pas de prise en compte de ces évolutions négatives, qui plus est, l’Etat n’honore même pas ses engagements en matière de dotation.

Quant à la Dotation Globale de Fonctionnement, elle n’évolue même plus au rythme de l’inflation, ce qui va contribuer à une perte de 625 000 €, auxquels il faudra ajouter 170 000 € comme l’a indiqué M. Henri MALCOIFFE lors de la présentation générale du budget, puis à nouveau prés de 2 millions d’euros de moins dans le budget avec la suppression de la Taxe Professionnelle.

Cela conduit à l’étranglement financier de la collectivité et s’il n’y a pas de volonté politique de remettre en cause ces orientations avec une autre répartition des richesses de ce pays, nous irons droit dans le mur et c’est l’avenir même du département qui est posé.

Cette année sont inscrits 29 millions d’euros de nouvel emprunt nécessaire pour l’équilibre du budget. De mon point de vue, il n’y a pas d’issue dans ce processus parce que très rapidement, nous aurons atteint nos capacités d’emprunt de même que l’augmentation de la fiscalité des ménages.

Peut-on accepter cette situation qui vise à transférer sur le dos des ménages de nouvelles charges quand dans le même temps, les banques, après avoir bénéficié de l’aide publique de l’Etat, annoncent de nouveau des profits considérables, quand on nous fait état des plus grosses fortunes françaises, ou encore quand les multinationales telles qu’Arcelor Mittal ou Total publient les chiffres de leurs indécents bénéfices et que le gouvernement crie à qui veut l’entendre que les caisses sont vides, mais multiplie les cadeaux au monde de la finance et à certains privilégiés à travers le bouclier fiscal, tout en stigmatisant les collectivités locales de porter la responsabilité de la hausse des déficits publics ?

Toute cette manne d’argent ne doit-elle pas au contraire servir à plus de solidarité des territoires et des populations ?

Dans ces conditions, même si je mesure les difficultés budgétaires auxquelles se trouve confronté notre département dont j’en analyse la responsabilité écrasante de l’Etat, je ne peux m’associer à la proposition d’augmenter cette année de 4,95 % les impôts des ménages, qui viendraient s’ajouter aux 33 % d’augmentation décidée sur les 5 dernières années.

Par contre, je réaffirme la disponibilité pour qu’ensemble nous nous appuyions sur les résultats électoraux de dimanche dernier qui traduisent un rejet profond de la politique du gouvernement pour porter plus loin et plus fort des exigences, et porter plus loin et plus fort le recours notamment que nous avons engagé contre l’Etat.

Ces résultats électoraux nous encouragent à aller en ce sens, à se mobiliser avec nos concitoyens, avec nos associations, avec les élus des 21 régions de gauche pour organiser la résistance et imposer des reculs à ce gouvernement.

Cela me semble possible, et nous venons de le voir avec le report de la taxe carbone.

Ne devrions-nous pas exiger dès maintenant tous ensemble et d’une même voix le retrait pur et simple de la réforme territoriale et pourquoi pas de la suppression de la Taxe Professionnelle ?

Les élections de dimanche posent aussi l’exigence d’être à la hauteur des attentes de nos populations, de leur espoir de changement.

Ne faut-il pas à ce titre encourager toutes les initiatives pour l’emploi, pour la santé, pour les services publics, pour la retraite et faire converger toutes les forces, celles des salariés, des parents d’élèves, des associations et des Nivernaises et Nivernais, au travers d’un large front commun de mobilisation et d’opposition ?

Ces résultats électoraux nous mettent face à une grande responsabilité, celle de ne pas décevoir et pour cela nous devons donner des signes forts de résistance et d’initiatives.

Aussi, à l’échelle de notre territoire, je propose que nous réaffirmions ensemble notre engagement pour l’exploitation du charbon de Lucenay – Cossaye, que nous portions plus en débat avec la population la question de la filière bois, du maintien du secteur industriel, notamment de l’automobile auquel je m’associe afin de pousser la perspective qui s’offre à Magny - Cours en passant par le développement d’un véhicule propre, car cela pourrait ouvrir des perspectives industrielles nouvelles pour le développement de notre département.

La question du secteur de la sidérurgie aussi doit continuer de nous mobiliser, car elle apporterait des espoirs tant pour nos populations que pour tous ces jeunes qui sont obligés de quitter notre département, faute d’emploi.

Voilà, Monsieur le Président, les quelques propos qui me permettent de vous faire partager l’approche que je souhaitais faire aujourd’hui du budget primitif.sur une question que je considère particulièrement préoccupante.

Pour Information M. Pascal REUILLARD est intervenu à plusieurs reprises concernant la Fonction : 2- Enseignement sur la politique Construction / Rénovation des Collèges mais aussi et surtout sur Fonction : 3 – Culture, Vie Sociale, Jeunesse, Sport et Loisirs Comme il l’a été présenté dans ce dossier, l’objectif général de la politique sportive est de favoriser l’accès au sport (de masse et de haut niveau) au plus grand nombre de Nivernais. Sur ce rapport, M. REUILLARD précise qu’il ne reviendra pas sur les décisions prises au cours du DOB de février dernier, mais tenait à souligner à nouveau qu’il ne partageait aucunement les orientations prises concernant la diminution des aides destinées aux associations sportives. Cependant Mr REUILLARD souhaitait intervenir sur la proposition concernant l’accord d’une dérogation exceptionnelle via le projet d’un équipement sportif pour le Tennis. De son point de vue, pourquoi ne pas reconsidérer le règlement des aides tenant compte de l’évolution des besoins des équipements sportifs et tenir compte également d’autres critères concernant d’autres demandes qui ne trouvent pas de réponse positive à leur dossier de subvention.

M. REUILLARD aurait bien aimé que le budget et que l’augmentation des taux de fiscalité fassent l’objet de deux votes. Cette démarche n’étant pas possible, il s’abstiendra sur le Budget Primitif 2010 du Département, ne pouvant s’associer à la proposition d’augmenter de 4.95 %les impôts des ménages

 

Monsieur le Président, Chers Collègues,

Ce Débat d’Orientation Budgétaire s’inscrit dans un contexte économique et social très tendu et constitue pour la première fois, pour l’ensemble de nos collectivités locales, une véritable rupture des relations financières et institutionnelles que nous entretenons avec l’Etat.

En effet, jamais nous n’avons connu une telle remise en cause des moyens et de la libre administration de nos collectivités locales.

Quelles en sont les conséquences pour notre département ?

Les nombreux transferts de compétences et de personnels réalisés ces dernières années par le gouvernement auxquels s’ajoute la baisse des dotations ont mené à l’étranglement financier de notre collectivité.

Cette situation a conduit au recours à l’emprunt et à l’augmentation de la fiscalité.

Cependant aujourd’hui, chacun mesure combien l’adaptation aux reculs imposés par le gouvernement a atteint ses limites. Déjà une vingtaine de départements se déclarent en quasi faillite et nous nous trouvons dans les trente cinq autres qui rencontrent de très grandes difficultés pour équilibrer leur budget.

Un comble quand l’Etat nous doit plus de 96 millions d’euros au titre du transfert de compétences.

Aussi, Monsieur le Président, je m’associe à la proposition d’engager des recours auprès de l’Etat afin d’obtenir de ce dernier la juste compensation des charges transférées ces dernières années.

D’autant que dans le même temps, les différentes réformes mise en oeuvre et au pas de charge par le gouvernement, sous prétexte de réduire les dépenses publiques et d’engager la modernisation de la France, vont encore affaiblir un peu plus les moyens financiers dont nous disposons pour répondre aux besoins de nos populations et faire peser de nouveau sur les ménages les conséquences de ces choix.

Comme bon nombre d’élus, je ne vois d’ailleurs pas bien en quoi la Réforme Territoriale telle qu’elle se dessine va apporter de modernité à ce pays quand elle s’attaque à l’existence même des départements, met sous tutelle leur autonomie fiscale, réduit le nombre d’élus, prévoit la suppression de la clause de compétence générale et fait peser de vives inquiétudes sur l’avenir des communes.

Ou encore quand la suppression de la taxe professionnelle se traduit par moins de fiscalité pour les entreprises, plus d’impôts pour les familles et par des ressources amoindries pour nos collectivités locales.

L’injustice de ce nouveau système ne s’arrête pas là, puisqu’il va même conduire à faire supporter aux nivernais des impôts qui seront reversés à l’Etat via un Fonds National de Garantie Individuelle de Ressources dont il pourra se servir pour renflouer les pertes de recettes d’autres collectivités.

Ainsi, malgré la désindustrialisation, le chômage, la perte des emplois et des activités, la désertification médicale, la dépopulation, les Nivernais vont encore devoir payer à l’Etat 6,5 millions d’euros au profit des collectivités les moins défavorisées.

Nous assistons là à une véritable aberration d’autant que la situation de l’emploi s’est fortement dégradée dans notre département l’an dernier avec une progression de plus de 12 % des inscrits à Pôle Emploi soit près de 8.000 Nivernais au chômage, derniers chiffres parus dans la presse hier. Nous avons également vu s’aggraver les cas de surendettement des familles avec une augmentation de 24 % des dossiers conduisant ainsi à une plus grande précarité et souvent à des drames humains. Nous en sommes malheureusement tous ici les témoins dans nos fonctions d’élus.

C’est pourquoi, au regard de cette situation, on ne peut pas accepter que l’Etat nous impose à renoncer à tout ce que nous avons mis en œuvre pour répondre à l’urgence sociale, aux attentes de nos concitoyens, pour améliorer leur vie quotidienne, pour développer nos territoires.

Bien entendu, tout doit être entrepris pour essayer de sauver ATB SELNI, notamment en posant des exigences auprès des banques comme vous venez de l’indiquer Mr le Président.

Quant aux associations, outils incontestables de solidarité et de vie sociale du département, elles seront également directement concernées par ces perspectives et de fait menacées.

Avec l’échéance fixée à 2014 pour la suppression pure et simple de la clause de compétence générale, nous n’aurons même plus la liberté d’intervenir dans nos choix de gestions puisque l’Etat nous imposera un réel dictat sur nos compétences et remettra en cause l’aménagement de nos territoires ainsi que tous nos efforts en direction du tissu associatif.

Aussi, Monsieur le Président, je propose également que nous nous adressions aux Nivernaises et Nivernais, au monde associatif et sportif pour faire mesurer les enjeux de ces mauvais projets gouvernementaux et plus largement que nous engagions avec l’ensemble des Conseils Généraux et Régionaux de ce pays, avec les communes, avec nos populations un véritable front de résistance à cette politique de régression qui s’attaque profondément à notre République.

Et pour arriver à cette mobilisation, je pense qu’il n’apparaît pas souhaitable, même si je mesure les difficultés budgétaires auxquelles se trouve confronté notre département, de s’orienter vers une baisse des subventions des clubs sportifs comme vous le proposez dans le rapport n°5. D’autant qu’ils se trouvent eux aussi déjà confrontés à de grandes difficultés financières et aux dispositions de plus en plus drastiques de leurs fédérations et de l’Etat.

Je crains que cela soit ressenti comme une autre injustice, notamment au regard des efforts que nombre de bénévoles font pour faire vivre leurs associations et chacun sait ici combien est apprécié le soutien financier du département. Est-ce le bon chemin si nous souhaitons qu’ils se mobilisent à nos cotés ?

C’est pourquoi, Monsieur le Président, si ce rapport était maintenu en l’état, je serais contraint de m’abstenir.

Par contre, si nous voulons continuer à répondre aux besoins de la Nièvre et des Nivernais, si nous voulons conserver nos moyens, notre autonomie, notre démocratie locale, nous pourrions ensemble faire de ce budget départemental 2010 un véritable budget de résistance en amplifiant votre proposition d’actions juridiques contre l’Etat en constituant un large front du refus du déclin.

Nous pourrions ainsi engager avec les Nivernaises et les Nivernais et l’ensemble du tissu associatif des initiatives qui pèseraient vis-à-vis du gouvernement.

Nous ne serions d’ailleurs pas les seuls à nous rassembler car déjà de nombreuses initiatives sont prises comme hier lors du rassemblement organisé devant l’Assemblée Nationale par le collectif des Maires de France « Sauvons nos Communes » s’élevant contre le projet de réforme actuel des collectivités territoriales.

La grande raison de ce chamboulement constitutionnel et financier serait due, nous dit-on, au manque de moyens d’un Etat dont les caisses seraient vides.

Pourtant, ceux qui sont à l’origine de la crise et qui ont largement profité des largesses de l’Etat, voient leurs bénéfices prospérer pendant que les sacrifices sont demandés à la masse des Français, aux collectivités locales et aux services publics.

Les grands groupes industriels annoncent à nouveau d’énormes et indécents bénéfices comme Total avec près de 8 milliards d’euros, ce qui ne l’empêche pas de menacer 820 emplois par son projet de fermeture de la raffinerie de Dunkerque. Les banques recommencent à faire des ponts d'or à leurs traders, comme BNP ParisBas qui a vu son bénéfice bondir de 93 % avec près de 6 milliards d’euros, et qui s’apprête à verser 500 millions d’euros de bonus à ses traders.

Et malgré un déficit public colossal, l’Etat poursuit les cadeaux aux entreprises pour dit-il donner du sens à son plan de relance, malgré toutes les critiques apportées par la cour des comptes notamment

Aussi, accepter les orientations actuelles de la France comme inéluctables, ce serait accepter la fermeture de la maternité de Decize et dans d’autres villes de France ce serait remettre en cause le droit à la santé et à la protection sociale, les droits des salariés et la retraite à 60 ans, le maintien de services de proximité, le rôle fondamental de l’école, ou encore la place des communes, des départements et des régions.

Il apparaît que d’autres choix sont possibles. La mobilisation des salariés de Philips, ceux de Total et de l’ensemble de salariés nivernais, des élus et la population de Decize n’a-t-elle pas permis d’imposer des reculs ?

Et ne doit-on pas encourager toutes ces formes d’initiatives qui visent à rejeter toutes ces orientations destructrices ?

En tout cas pour ma part, il me semble que c’est ce chemin là que nous devons encourager et nous avons toute notre place à y prendre.

Intervention supplémentaire de Mr Reuillard, Rapport N° 5 du Débat d’Orientation Budgétaire – Politique Sportive, Session du 26 février 2010 au Conseil Général

Mr Reuillard s’est abstenu sur le vote de ce rapport lors du débat d’orientation budgétaire. Voici l’intervention à ce sujet argumentant le dossier

Je ne reviendrai pas sur les propos que j’ai tenus dans le cadre de mon intervention générale sur le Débat d’Orientation Budgétaire, mais seulement dire, qu’aujourd’hui nous faisons un constat : la vie associative repose essentiellement sur l’intervention des subventions des collectivités, c'est-à-dire celles des villes, des communes, des intercommunalités et surtout du Conseil Général, tout simplement parce que l’Etat se désengage d’année en année sur l’aide à la vie associative et que la Nièvre, tout particulièrement, a vu ces dernières années son tissu industriel explosé.

Derrière les industries, il est bien souvent lié une politique sociale d’aide importante à la vie associative. Ce matin une très large majorité d’intervenants, confirme que le projet de la refonte territoriale ne nous permettra plus dès 2014, si elle s’applique dans l’état, d’intervenir sur les politiques telles que l’aide aux associations que nous avons jusque là pris en compte.

Sur cette question que l’on évoque, nous devons faire mesurer aux Nivernaises et Nivernais, aux associations, que la situation est dramatique puisqu’un grand nombre de clubs sportifs peine déjà à boucler leur budget malgré les efforts consentis à travers le bénévolat. C’est un engagement non reconnu, dont on parle beaucoup, et nous souhaiterions une réelle volonté de reconnaissance de ce bénévolat qui a toujours été refusée. Car il faut se dire les choses parfois. C’est souvent bien regrettable et ça se fait au détriment de la vie de famille, familles qui prennent sur leur budget déjà pour le grand nombre difficile.

Si demain il n’y a plus d’aide à la vie associative, c’est tout le tissu associatif qui va malheureusement disparaître. Il y aura encore plus d’injustice et d’inégalité, je pense à tous ces enfants qui sont déjà exclus de tous les systèmes et exclus doublement par les faibles revenus de leurs familles. S’il n’y a plus de bénévoles pour les aider et les accueillir dans la vie sportive ou culturelle, que vont-ils devenir ?

La hauteur d’intervention des aides effectuées par le département est importante et très appréciée, et ceci honore l’assemblée d’avoir fait ces choix. Je comprends les difficultés que nous traversons, je ne vais pas revenir sur ce que j’ai dit tout à l’heure lors de ma première intervention. Mais il me semble qu’il faille rechercher avec les associations, des moyens de résistance afin que nous puissions nous opposer à tout recul en la matière.

J’ai regardé de près les aides que l’on apporte. Je ne vais pas dire que c’est une goutte d’eau dans notre budget, loin de là, et je mesure les efforts que l’on fait. Mais on pourrait trouver le moyen de maintenir le niveau d’intervention.

Je voudrais finir mes propos et de ne pas prendre de décision sans consultation et débat avec l’ensemble des sportifs et des associations de notre département.

 

3éme Réunion des Cantonad's Guérignoises

Lors de la dernière réunion organisée en décembre dernier, nous avions convenu ensemble du lancement de la vente des calendriers dans le but de faire vivre notre association.

Afin de faire un 1er bilan sur les ventes déjà effectuées et en vue de vous faire découvrir le nouveau programme de notre semaine festive, je vous convie à une réunion qui aura lieu le

Mardi 2 Mars 2010 à 18h à la salle des fêtes de Nolay.

Nous espérons vous compter nombreux parmi nous lors de cette prochaine réunion.

 

Mesdames et Messieurs les élus Mesdames et Messieurs les Présidentes et Présidents d’associations, Mesdames et Messieurs Chers amis,

Bonjour à toutes et à tous,

Comme le veut la tradition, permettez moi avec ma suppléante Marie Jeanne DAUBRENET de vous adresser ainsi qu’à vos familles et à l’ensemble de vos proches nos meilleurs vœux à l’occasion de cette nouvelle année.

Que celle-ci, malgré le contexte actuel, vous soit la plus agréable possible et puisse vous apporter joie et santé mais également pleine et entière réussite dans vos activités comme dans vos projets qu’ils soient associatifs ou personnels.

Permettez moi aussi, à cet instant de renouveler le souhait de poursuivre avec vous, avec les associations et mes collègues élus, nos francs échanges et nos relations constructives qui renforcent un peu plus chaque jour notre engagement pour faire vivre notre Canton et être à l’écoute et au service de nos populations comme de nos associations locales, pour défendre les intérêts et le développement de nos villes.

L’année qui débute présente à bien des égards un caractère particulier et fait naître nombre d’interrogations auprès de chacun d’entre nous sauf, vous avez pu vous en rendre compte, pour notre Président de la République qui malgré la situation continue à faire de l’autosatisfaction sur son mode de gestion de la crise.

Il faut dire que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne puisque si nos collectivités territoriales voient leurs moyens fondre comme neige au soleil, tout comme d’ailleurs nos concitoyens avec leur pouvoir d’achat, les banques quant à elles, pourtant à l’origine de cette crise et qui étaient au bord du gouffre il y a à peine un an, ont très vite reconstitué leur marge et même pour certaines gonflés leurs bénéfices avec l’aide de fonds publics servis sur un plateau par l’Etat qui, au passage, a perdu près de 12 milliards d’euros dans cette affaire.

Une manne qui aurait pourtant été bien utile à l’heure où le trou budgétaire de l’Etat devient abyssal avec 140 milliards d’euros de déficit au titre de l’année 2009 et alors même que tous les indicateurs sociaux sont des plus alarmants.

Il n’est malheureusement qu’à voir la situation faite au monde du travail et à nombre de familles de notre département pour s’en rendre compte : des centaines de suppressions d’emploi dans le secteur industriel et marchand ont été enregistrées en 2009 sans compter ceux liés aux services publics, plus de 8.000 demandeurs d’emploi sont recensés à ce jour et la Nièvre connaît une hausse de plus de 24 % de cas de surendettement.

Dans ce contexte, l’argent de notre pays n’est pas utilisé pour améliorer les conditions de vie des gens. Bien au contraire

Il n’est qu’à voir les traiders qui continuent de jouer avec notre argent, s’en mettre plein les poches et les grands patrons s’accrocher à leur parachute doré pour s’en rendre compte.

Et différents projets de réformes engagés sans concertation ni avec les élus, ni avec les habitants sont avancés comme la suppression de la taxe professionnelle, ou encore la mise en œuvre de la réforme territoriale, véritables machines à broyer la démocratie, à casser les communes et les départements.

Ainsi au lieu de faire jouer la solidarité nationale, les choix dévastateurs pris dans chaque domaine par le Gouvernement et le Président de la République vont peser de plus en plus sur l’avenir de nos collectivités, de nos associations, de nos populations.

Jamais dans l’histoire des institutions constituant le Pacte Républicain issu de la Révolution Française, nous n’aurons connu une telle remise en cause de notre société, une telle entreprise de destruction à terme de la République et de ses valeurs.

Comment alors ne pas voir que l’objectif affiché est de détruire les politiques publiques en privant les collectivités des moyens nécessaires pour répondre aux besoins de nos habitants, et que dans le même temps l’Etat entend se désengager progressivement de toute politique de cohésion sociale ?

C’est également vrai concernant la suppression de la Taxe Professionnel.

Celle-ci assure 50 % des ressources des collectivités locales, Communes, Communautés d’Agglomérations, Départements et Régions.

Pour justifier de sa disparition, le Président de la République prétend qu’elle ferait fuir les entreprises.

De qui se moque-t-on ? Elle ne représente en moyenne que 2 à 3 % de leur chiffre d’affaires et son montant n’a fait partir aucune entreprise de notre localité.

Bien au contraire, puisqu’elle a permis la création d’espaces d’activités, la réalisation de voiries, l’apport aux entreprises et à leurs salariés de services dont elles ont besoin.

Aujourd’hui, le gouvernement prétend que rien ne sera changé avec la disparition de la taxe professionnelle, parce qu’elle sera remplacée par d’autres contributions.

Or, nous savons tous par expérience que ces compensations ne sont jamais réalisées à l’euro près et qu’elles diminuent au fil du temps et puis il oublie également de préciser qu’au lieu de 32 milliards d’euros perçus actuellement en France, le nouveau dispositif n’assurerait que 16 milliards d’euros payés par les entreprises.

La différence serait couverte par de nouvelles taxes et par l’impôt des familles qui paieront désormais à la place des entreprises.

Les habitants supporteront alors demain des impôts bien plus lourds pour moins de services. C’est tout simplement inacceptable et quelle injustice.

Si cette situation devait se poursuivre, voir s’aggraver ce seront alors des services aux habitants qui ne pourront plus être assurés et la vie quotidienne de chacun qui sera touchée avec l’impossibilité d’entretenir les installations sportives, culturelles, de loisirs, la voirie, nos écoles, la restauration scolaire, les services à nos aînés, le volet social.

Quant aux associations, outils incontestables de solidarité et de vie sociale de notre canton, de nos territoires elles seront directement concernées par ces perspectives et de fait menacées.

Les dirigeants sportifs peuvent d’ailleurs malheureusement déjà en témoigner avec la disparition depuis le 20 décembre dernier de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports.

Mais d’autres menaces se profilent.

Notamment quant on connaît les grandes difficultés financières que rencontre le Conseil Général, principalement liées aux transferts de compétence sans contrepartie de l’Etat qui lui font supporter entièrement la politique sociale, ou encore le personnel transféré de la DDE et des TOS de l’Education Nationale, mais aussi la gestion des routes nationales, et cela se traduit par un déficit de 10 millions d’euros pour boucler le budget 2010.

Face à cette situation, il est à craindre à ce que les aides accordées aux associations comme aux collectivités s’en trouveront fortement diminuées.

Mais cela va encore plus loin avec l’application du projet de réforme territorial qui s’appliquerait en 2014 puisqu’il est prévu la suppression pure et simple de la clause de compétence générale.

Cela signifie en clair que des compétences comme celles du sport ou de la culture, qui représentent pourtant depuis de nombreuses années la politique volontariste du Conseil Général ne pourraient plus être assurées par les départements.

C’est tout le tissu social qui se trouvera alors fragilisé.

Quant à la réforme territoriale, le gouvernement entend aussi mettre un terme à l’ultime rempart que représentent ces élus qui dénoncent les transferts de charges, qui réclament des moyens financiers justes et essentiels pour faire vivre leur ville, qui se défendent et agissent aux côtés des habitants pour préserver les acquis et faire progresser leur commune.

D’ores et déjà nous pouvons également nous attendre dans notre département à la suppression de cantons, d’ailleurs le chiffre de 15 cantons au lieu des 32 actuellement est avancé.

Dans ces perspectives nous sommes en droit de nous interroger sur l’avenir du Canton de Guérigny d’autant qu’il fait déjà l’objet d’attaque avec l’inadmissible tripatouillage du redécoupage des circonscriptions électorales qui nous rattache d’office au Morvan malgré la contestation de l’ensemble des élus de notre canton.

La diminution du nombre de Conseiller Généraux, tout comme celui des représentants au sein des intercommunalités va conduire à imposer un système technocratique qui décidera à la place des élus.

Tout comme nous assisterons alors à une diminution de notre représentation au profit de la commune centre qui pourra décider quasiment seule de toute la politique des Intercommunalités auxquelles nous appartenons.

Ce serait un grave recul de la démocratie et de notre coopération librement consentie.

Ce scénario là, personne n’en veut, ni les élus des différentes collectivités, ni les habitants qui souhaitent pouvoir continuer à décider pour leur commune tout en travaillant à des coopérations utiles.

Mais ce n’est pas tout puisqu’en 2014 le préfet pourrait désormais imposer l’intégration de force de communes dans une communauté de communes ou d’agglomération et la loi donnerait de fait de plus grands transferts de compétences à l’agglomération.

Que restera-t-il alors aux communes, si ce n’est l’Etat Civil et le CCAS, et encore à ce niveau des regroupements pourraient être envisagés.

Alors qu’au contraire, si la commune existe, c’est bien pour être attentive aux besoins des habitants, de la petite enfance, de la jeunesse jusqu’à nos aînés et servir le développement d’un département déjà tellement en difficultés.

La décision prise par le gouvernement de ne pas donner suite aux demandes d’exploitation propre du charbon dans notre département en est d’autant moins acceptable.

Pourtant ce projet apportait une véritable bouffée d’oxygène pour notre département, son économie, pour l’emploi et la recherche notamment dans le cadre d’un site pilote d’expérimentation de captation et de stockage du CO² ce qui aurait constitué un atout considérable pour la mine.

Malheureusement ces enjeux n’ont pas été pris en compte mais loin de baisser les bras, je souhaite que nous restions mobilisés pour gagner la reconnaissance d’un projet innovant utile à notre département et à sa population parce que le charbon propre a toute sa place dans un pays comme le nôtre qui dans cette période d’intempérie montre que nous avons des limites en matière d’énergie avec des manques d’électricité aboutissant à ce que la question de l’indépendance énergétique du pays reste posée.

Et je vous invite d’ores et déjà à participer nombreux au rassemblement du jeudi 14 janvier devant la préfecture à l’appel du Comité pour une Exploitation Propre du Charbon de Lucenay.

Face à toutes ces situations, je ne peux qu’inviter aujourd’hui chacun d’entre nous à ne pas baisser les bras et à rechercher ensemble le chemin pour résister à tous ces mauvais coups.

D’autant que dans notre Canton, dans notre ville nous avons des traditions de rassemblement pour se défendre et faire entendre nos aspirations comme ce fut le cas lors de la Conférence de Presse portant sur les circonscriptions électorales de l’automne dernier, comme ce fut le cas dans cette localité avec la mise en place d’un Collectif de Défense des Finances Locales.

C’est pourquoi, à l’aube de cette nouvelle année, je souhaite faire partager ces perspectives lourdes de conséquences pour nos vies parce que je ne peux me résigner à ce que les habitants de notre canton, de notre ville, ceux de l’agglomération ne puissent plus obtenir les services indispensables dont ils ont besoin; à ce que nos associations n’aient plus les moyens d’exercer leur vocation notamment auprès des jeunes, parce que je ne peux me résigner à accepter que les élus soient privés de leurs droits de décision pour devenir de simple rouage de la politique nationale et les habitants de leur droit de se défendre.

Aujourd’hui, cette remise en cause de notre République est contestée par nombre d’élus de sensibilités très diverses.

Cela doit nous encourager à nous rassembler et à agir ensemble pour s’opposer à ces projets inacceptables car d’autres réponses sont possibles.

Est-ce que de nouvelles ressources ne pourraient pas être dégagées en élargissant l’assiette de la taxe professionnelle aux actifs financiers des entreprises, actuellement sous-imposées ? : Ils représentent cette année près de 5 000 milliards d’euros.

A un taux modeste de 0,5%, cela rapporterait 25 milliards de recettes nouvelles par an, soit 400 euros par habitant à l’échelle de chaque collectivité.

Et l’échéance des Elections Régionales peut également être le premier rendez-vous de cette année 2010 pour affirmer nos aspirations à d’autres choix pour nos vies.

Soyez d’ailleurs assuré que je participerai à toutes les initiatives qui viseront à faire entendre ces aspirations à vivre mieux, à faire échec à cette politique dévastatrice et à faire renaître l’espoir d’une véritable alternative qui réponde à nos attentes, à celles de nos populations, à notre avenir, et celui de nos territoires.

Tout comme je poursuivrai mon soutien et mon aide à impulser le dynamisme de la vie associative et économique de notre canton.

Avec la deuxième édition des Cantonad’s nous aurons l’occasion de faire apprécier à nouveau la richesse et l’apport de la vie associative de notre canton et je tiens à remercier mon ami Daniel GOBET ainsi que toutes les personnes qui l’entourent et qui se sont engagées dans cette belle aventure. C’est bien là toute l’originalité et l’efficacité de ce Canton de Guérigny.

Comme c’est d’ailleurs le cas avec l’ensemble des sections qui composent l’ASGU et l’ASAV Omnisports où j’ai pu apprécier la détermination et l’engagement de ces dizaines d’éducateurs, de bénévoles, afin que l’apprentissage du sport soit avant tout une priorité à l’égard des plus jeunes.

Comme c’est enfin le cas avec les différentes associations culturelles, de loisirs ou encore celles qui oeuvrent pour la solidarité et toutes celles et ceux qui s’impliquent au quotidien dans toutes formes d’actions, contribuant à apporter une aide aux plus démunis.

J’ai souhaité présenter un tableau de début d’année, serte sombre à l’image de ce que nous fait subir le gouvernement dans tous les domaines. Mais le mécontentement est profond tout comme l’aspiration à d’autres orientations pour notre pays, pour l’éducation et la santé, pour la protection sociale, nos services publics et nos collectivités.

En 2010, nous aurons ensemble différentes occasions de marquer ces aspirations.

En 2010, nous saurons encore nous rassembler comme nous savons le faire pour résister aux mauvais coups, pour faire avances des projets, pour défendre nos associations, nos communes et notre département.

Alors, c’est avec beaucoup de détermination que nous abordons cette année 2010, et sachez que je resterai à chaque moment votre interlocuteur, votre partenaire, votre soutien.

Bonne année 2010 à vous tous, continuons à œuvrer ensemble, dans notre diversité.

J’ai le sentiment que chacun à notre niveau, nous participerons à préserver et à conforter la vie locale, le quotidien des habitants.

Plus que jamais ils en ont besoin.

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