En France, la forêt recouvre 30% du territoire métropolitain, soit 16 millions d’hectares. La Nièvre en compte environ 220 000 hectares, ce qui fait de la filière bois un potentiel important pour l’emploi. Mais pour développer une telle activité, nous devons agir à deux niveaux.

D’une part, la loi doit être modifiée pour combattre la spéculation forestière qui sévit sur notre territoire national, profitant ainsi à des Fonds d’Investissements de proposer des prix prohibitifs pour acquérir des parcelles. Celle du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allégement des démarches administratives supprime la référence à la notion « parcelle » et la remplace par la notion « propriété ». La loi doit renforcer le droit de préférence des riverains, des collectivités locales et des établissements publics fonciers, surtout quand 70% des surfaces forestières sont détenues par près de 4 millions de propriétaires.

D’autre part, si nous voulons développer la filière bois, nous devons construire des propositions adaptées aux potentielles de nos territoires. Par exemple, nous pourrions travailler sur un élargissement des champs de compétences de l’ISAT afin qu’il s’oriente vers la confection de nouveaux produits dérivés du bois, permettant de répondre aux enjeux environnementaux : économie d’énergie, isolation thermique et phonique, etc.

Le bois de notre département, l’un des plus prestigieux de France, doit être protégé, valorisé et permettre le développement d’emplois.

_ Monsieur REUILLARD Pascal, Conseiller Général du Canton de Guérigny